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SAWS est l'abrégé de : Salla Allahou alayhi Wa Salam
"Allah et ses Anges prient sur le Prophète. O croyants, priez pour lui et louez-le."
( Sourate 33, verset 56 ).

Et d'aprés Al-Husayn, le Prophète ( Salla Allahou alayhi wa Salam ) a dit :
"L'égoîste, c'est celui qui ne prie pas sur moi quand mon nom est prononcé en sa présence.",
Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, an-Nassa'î.

Médicaments et Ramadan – islam à tous

Médicaments et Ramadan

Médicaments & Ramadan

Parce que nous aimons Ramadan, son atmosphère, sa baraka, sa paix et ses bienfaits, nous aimons jeûner et nous attendons sa venue avec impatience.

Certains d’entre nous ne pourront pas jeûner à cause d’une maladie aiguë (qui ne dure pas longtemps) ou chronique (qui dure longtemps), nous penserons à eux et à leur déception et nous prierons pour leur prompt rétablissement. Nous les soutiendrons dans leur obéissance à l’Unique créateur dans ce « non jeûne » car il est salutaire pour leur santé. Qu’en est-il de la prise médicamenteuse lors du Ramadan ?

Tout d’abord, remettons les éléments dans leur contexte. Ramadan est prescrit pour les personnes en bonne santé et qui peuvent le supporter.

Une personne qui prend des médicaments n’est forcément pas en bonne santé, sinon elle ne prendrait pas de médicaments.

Mais, on peut être en bonne santé à condition de prendre des médicaments.

Cette santé reste fragile et est tributaire de cette prise médicamenteuse.

Le médicament doit être pris au bon rythme, au bon moment et à la bonne dose.

En effet, pour qu’un médicament bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) par les autorités sanitaires, il subit plusieurs tests. Ces tests se font sur l’animal d’abord, ensuite commencent les phases cliniques.

Ces essais cliniques se font sur des humains, adultes, informés et consentants.

Ces essais cliniques se composent de 4 phases. Aucune de ces phases clinique ne se fait en jeûnant la journée. Les médicaments ont des propriétés et spécificités thérapeutiques très différentes. Alors comment faire pendant le mois de Ramadan quand on prend un médicament ?

Un vrai casse tête chaque année pour des millions de jeûneuses et jeûneurs dans le monde. Un travail colossal doit être réalisé pour répertorier les traitements qui sont adaptables à la période de jeûne.

Qu’est ce qu’un « médicament adaptable » à Ramadan ?

C’est un médicament qu’on a l’habitude de prendre le jour et en dehors du jeûne. Ce traitement est prescrit avec précision et son efficacité est étudiée de manière à agir de façon optimale dans ces conditions.

Si vous le prenez à des horaires différents, il est probable de diminuer son efficacité ou au contraire à l’augmenter.

Attention  : qui dit augmenter l’efficacité, dit augmenter les effets indésirables qui lui sont liés.

NB  : Il n’existe pas de médicaments sans effets indésirables, ils sont autorisés à être mis sur le marché (AMM), quand la « balance, bénéfice –risque » est en faveur des bénéfices.

Alors que faut –il faire ?

Quand vous êtes en « bonne santé » sous traitement, vous êtes en sursis. Votre bonne santé n’est qu’apparente.

La solution passe par votre médecin traitant, il est le seul à pouvoir spécifier que votre traitement peut être pris la nuit du jeûne, sans répercutions négatives pour votre santé.

Les répercutions négatives sur votre santé peuvent survenir pendant Ramadan, mais plus souvent quelques semaines après Ramadan.

Souvent les diabétiques, les hypertendus, entre autres vont avoir tendance à négliger leur traitement pendant Ramadan. Des études menées en Algérie en Tunisie et au Maroc ont montré que les patients diabétiques qui étaient équilibrés avant Ramadan « décompensent » leur diabète à la sortie de Ramadan.

Le patient se dit : « Je vais le faire, après on verra bien ». A la fin de Ramadan, vous direz fièrement à tout le monde que vous avez jeûné. Et que vous allez très bien, alors qu’il n’en est rien du tout.

Ces maladies sont sournoises et indolores (ne font pas mal tout de suite), elles vont causer des lésions et des dégâts dramatiques sans que le patient ne s’en rende compte.

Posez-vous la question suivante : « Je fais Ramadan pour son ambiance et son atmosphère festive (gâteaux et bonnes choses à manger à la rupture le soir), ou pour répondre à l’appel du Divin.

Nous sommes responsables de notre corps devant l’Unique Créateur, et nous répondrons des souffrances (visibles et/ou invisibles) que nous lui infligeons.

2 cas se présentent :

1- Votre traitement est parfaitement adaptable à Ramadan. C’est votre médecin qui vous rassure et vous change la prescription (sans que vous fassiez pression sur lui…).

Vous suivrez à la lettre et religieusement ce qu’il vous a prescrit. Dans ce qu’il vous prescrira, il y’aura également un régime alimentaire qu’il faudra absolument respecter.

Dans ces conditions, vous ferez donc Ramadan sans soucis majeurs.

2- Votre traitement n’est pas adaptable la nuit

Vous n’êtes donc pas en mesure de jeûner sans causer de dégâts visibles ou invisibles, perceptibles ou non perceptibles.

Il vous est donc contre-indiqué de jeûner, attendez d’aller mieux, vous pourrez rembourser les jours dus, plus tard.

Les journées de Ramadan 2011 seront longues, les nuits seront beaucoup trop courtes, c’est un facteur qui joue beaucoup.

Comment placer un traitement pris à un rythme particulier, réparti sur la journée en l’espace de 6 ou 7 heures de nuit ?

Certains médecins vous proposeront de prendre la prise de médicaments pendant que vous jeunez avec un verre d’eau.

C’est une pratique à laquelle je m’oppose pour toutes les raisons indiquées ci-dessus.

Que se soit avec de l’eau ou sans eau, un médicament ne se prend pas en dehors des conditions dans lesquels il a été conçu.

De plus : o Avec de l’eau, ce n’est plus du jeûne Ramadanien, vous romprez votre jeûne (d’un point de vue religieux), et à ce moment vous n’avez plus qu’a vous restaurer car la journée ne « compte pas ».

o Sans eau c’est pareil. De plus, vous risquez de provoquer des réactions que vous n’attendez pas. Ces réactions peuvent différer d’un médicament à un autre.

Recommandation médicale :

1- Votre médecin traitant, vous autorise à prendre votre traitement habituel, pendant la nuit du jeûne, il vous le répartira sur ordonnance, avec les précautions alimentaires qui s’imposent. Dans ce cas, vous jeûnerez en suivant scrupuleusement la prescription médicale.

2- Votre médecin traitant vous informe que votre traitement n’est pas adaptable la nuit. Dans ce cas, votre jeûne est contre-indiqué.

C’est peut être dur pour vous d’entendre ça, mais vous n’avez pas le droit (religieusement) de maltraiter votre corps et de nuire à votre santé.

« Que Le Très Haut agrée nos bonnes actions et nous montre le chemin à suivre ».

Dr. Laksimi S.

Pour tout problème de santé, divers et varié,

Consulter tout simplement, votre médecin, et ensuite, l’imam de votre mosquée.

Ne jouer jamais avec votre santé, c’est un péché.

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