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SAWS est l'abrégé de : Salla Allahou alayhi Wa Salam
"Allah et ses Anges prient sur le Prophète. O croyants, priez pour lui et louez-le."
( Sourate 33, verset 56 ).

Et d'aprés Al-Husayn, le Prophète ( Salla Allahou alayhi wa Salam ) a dit :
"L'égoîste, c'est celui qui ne prie pas sur moi quand mon nom est prononcé en sa présence.",
Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, an-Nassa'î.

Abou 'Oubayda – ( les Compagnons du Prophète ) – islam à tous

Abou 'Oubayda – ( les Compagnons du Prophète )

Abou ‘Oubayda ibn Al-Jarrâh

Sa naissance et sa formation

Né à La Mecque dans une noble famille quraychite, il s’appelle ‘Amir ibn ‘Abd-Allâh ibn Al-Jarrâh avec le surnom de Abû ‘Ubayda.

Il était maigre, grand de taille, d’un visage radiant très modeste et très humble. Toutefois, il était courageux, aimé de tous ceux qui le rencontraient.

Sa conversion empressée à l’islam

Il fut le neuvième à embrasser l’Islam. Son père resta dans la mécréance, mais Allah guida sa mère.

Il s’y est converti un seul jour après Abû Bakr et grâce à celui-ci, il aida ‘Abd Ar-Rahmân ibn ‘Awf, ‘Uthmân ibn Mazh’ûn et Al-Arqam ibn Abû Al-Arqam à se convertir et les emmena au Prophète devant qui ils prononcèrent la confession de foi.

Abû ‘Ubayda combattit aux côtés du Prophète dans toutes les batailles. Il tua son père qui figurait dans l’armée des polythéistes au cours de la bataille de Badr. Et Allah révéla un verset en faveur de Abû ‘Ubayda: {Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager, fusent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs cœurs et Il les a aidés de Son secours. Il les fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Allah les agrée et ils L’agréent. Ceux-là sont le parti d’Allah. Le parti d’Allah est celui de ceux qui réussissent.} (58/22)

Le fort, l’honnête

Le Prophète l’appelait le fort et l’honnête : une délégation chrétienne vint le trouver : Abû Al-Qâsim ; envoie avec nous un homme de ta part, pour trancher dans une affaire financière qui nous oppose. Nous acceptons votre avis, vous musulmans. Et le Prophète de répondre : « Venez me voir le soir. Je vais envoyer avec vous le fort, l’honnête « .

‘Umar ibn Al-Khattâb dit à ce propos : « Je me rendit tôt à la prière du Zhuhr, espérant être celui que le Prophète qualifia « le fort, l’honnête ». Juste après la prière, le Prophète se tourna à droite et à gauche cherchant quelqu’un. Et je tendis ma tête pour qu’il me voie mais il poursuivit sa recherche jusqu’à ce qu’il voie Abû ‘Ubayda et l’appela : « Sort avec eux et tranche équitablement entre eux dans ce qui les oppose ». ‘Umar répliqua alors : « Abû ‘Ubayda l’a emporté ».

Son attitude au jour d’As-Saqîfa

Quand le Prophète mourut, ‘Umar ibn Al-Khattâb dit à Abû ‘Ubayda, le jour d’As-Saqîfa : Etends ta main pour que je te prête un serment d’allégeance. J’ai entendu le Prophète dire :  » A toute communauté un honnête, et l’honnête de cette communauté est Abû ‘Ubayda ». Abû ‘Ubayda, de répondre :  » Jamais je ne peux avancer un homme que le Prophète l’ordonna de présider la prière « .

Son jihâd

Abû ‘Ubayda qu’Allah soit satisfait de lui, participa dans toutes les conquêtes islamiques. Il y joua un rôle majeur. Il se lança, à la tête des armées islamiques, en Syrie jusqu’à ce qu’Allah lui accorda la victoire et la conquête de l’intégralité de la Syrie.

Quand la peste envahit ces territoires, ‘Umar le fit appeler auprès de lui, mais Abû ‘Ubayda fit ses excuses dans une lettre : « Amir des croyants ! Je compris pourquoi tu m’appelais. Je suis avec des soldats musulmans et je ne veux pas les quitter. envisager (cette peste) qui les atteint jusqu’à ce qu’Allah fasse d’eux et de moi ce qu’Il veuille. Quand ma lettre se trouve entre tes mains, permets-moi de rester et acquitte-moi de ton ordre « .

Quand ‘Umar lit la lettre, il pleura. Les fidèles présents sur les lieux se demandèrent :  » Abû ‘Ubayda est-il mort ? « . ‘Umar dit : « Non, mais la mort est proche de lui ».

Il perdit deux de ses dents de devant en voulant arracher avec sa bouche le casque du saint Prophète(saw) qui avait pénétré la tête bénie du Prophète (saw).

Ses hauts faits

Quand Omar (r) le nomma à la place de Khâlid Bin Walid (r), celui-ci fit cette remarque aux gens de la Syrie: « Le gardien de la Oummah est venu à vous. Il faisait allusion aux paroles bénies du saint Prophète(saw) que l’on trouve dans Boukhâri et Mouslim: « Pour chaque communauté, il y a un gardien; et le gardien de ma communauté, c’est Abou Oubaïda (r). »

Après la mort de Abû ‘Ubayda, Mu’âdh ibn Jabal fit un sermon :  » O gens ! Vous avez perdu un homme le plus pitoyable, le plus courageux, le plus aspirant à l’au-delà, le plus sincère dans son avis que j’ai connu. Appelez la miséricorde divine sur lui, qu’Allah vous accorde Sa miséricorde ».

Anas (r) rapporte que le Prophète(saw) a dit: « Chaque communauté a eu un homme de confiance; et l’homme de confiance de ma communauté, c’est Abou Oubaïda (r). » (Mouslim)

Anas (r) rapporte que les gens du Yemen sont venus à nous, et dirent au Prophète(saw): « Envoie nous une personne qui nous enseignera la Sounnah et l’Islam. » Sur ce, le Prophète(saw) saisit la main de Abou Oubaïda (r) et dit: « Il est l’homme de confiance de ma Oummah ». (Mouslim)

Son décès

Au chevet de la mort, Abû ‘Ubayda recommanda à ses soldats en disant :  » Je vais vous faire une recommandation. Si vous la suivez, vous serez toujours en bonne condition:  » Parachevez la prière, versez la zakâ, jeûnez pendant le mois du ramadan, faites l’aumône, le pèlerinage et la ‘Umra. Echangez le conseil entre vous, rendez un conseil sincère à vos commandants, ne les trichez pas. Ne vous versez pas dans l’ici-bas. Si l’on vit 1000 ans, on serait indubitablement à ma place que vous voyez. Allah a prescrit la mort aux fils d’Adam, le plus intelligent d’entre eux est celui qui obéit le mieux à son Dieu et celui qui fait le plus pour l’au-delà ».

Il s’adressa à Mu’âdh pour qu’il dirige la prière à sa place puis rendit l’âme, qu’Allah soit satisfait de lui.

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