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SAWS est l'abrégé de : Salla Allahou alayhi Wa Salam
"Allah et ses Anges prient sur le Prophète. O croyants, priez pour lui et louez-le."
( Sourate 33, verset 56 ).

Et d'aprés Al-Husayn, le Prophète ( Salla Allahou alayhi wa Salam ) a dit :
"L'égoîste, c'est celui qui ne prie pas sur moi quand mon nom est prononcé en sa présence.",
Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, an-Nassa'î.

Les compagnons du Prophète – islam à tous

Les compagnons du Prophète – ( As-Sahâba )

La croyance aux compagnons [As-Sahâba]

Définition du compagnon

Les compagnons sont tous ceux qui ont rencontré le Prophète et qui sont morts en musulmans.

Leur nombre

Ils sont approximativement 114.000

Leurs mérites

Allâh a dit: {Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah} (3/110)

Allâh a dit: {Les tout premiers (croyants) parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès !} (9/100)

Allâh a dit: {Allah a très certainement agréé les croyants quand ils t’ont prêté le serment d’allégeance sous l’arbre. Il a su ce qu’il y avait dans leurs coeurs, et a fait descendre sur eux la quiétude…} (48/18)

Ils sont les meilleurs des gens après les prophètes

Le Prophète  a dit: « Les meilleurs de ma communauté sont ma génération puis ceux qui viennent après eux puis ceux qui viennent après eux, puis viendront des gens en lesquels il n’y aura pas de bien ». (At-Tabarani et authentifié par al-Albani)

Dans une autre version: « Les meilleurs des gens sont ma génération, puis ceux qui viendront après eux, puis ceux qui viendront après eux… ». (al-Boukhari, Mouslim, Abou Dawoud, at-Tirmidhi, An-Nasa’i et d’autres)

Ibn Mas’oud a dit: « En vérité, Allah a regardé dans les cœurs de ses serviteurs et a trouvé que le coeur de Muhammad est le meilleur des cœurs de Ses serviteurs alors Il l’a choisi pour Lui-même et l’a envoyé comme Messager. Puis Il a regardé dans les cœurs de Ses serviteurs après Muhammad et Il a trouvé que les cœurs des compagnons étaient les meilleurs des cœurs de Ses serviteurs. Alors Il en a fait les ministres de Son Messager combattant pour Sa religion. Alors quoi que les musulmans considèrent comme bon alors c’est bon pour Allah et quoi que les musulmans considèrent comme mal c’est mal pour Allah.

Les compagnons du Prophète

< ‘Abdoullâh ibn ‘Abbas
< ‘Abdoullâh ibn Az-zoubayr
< ‘Abdoullâh ibn Mas’oûd
< ‘Abdoullâh ibn ‘Omar
< ‘Abdourrahmân ibn ‘Awf
< Abou Ayyoûb al-ansâri
< Abou Bakr as-Siddîq
< Abou Dhar
< Abou Hourayra
< Abou ‘Oubayda
< Abou Oumâma Al Bâhili
< Abou Qouhâfa
< ‘Âicha
< Al-‘Abbâs
< ‘Ali Ibn Abi Tâlib
< ‘Ammar Ibn Yâsir
< ‘Amr ibn ‘abasa as-soulami
< ‘Amr Ibn al-‘âs
< Asma
< Bilâl ibn rabah
< Fâtima bint Mouhammad
< Hamza ‘Abd Al-MouTTalib
< Houdhayfa ibn al-yaman
< Housayn
< Ja’far ibn abou Tâlib
< Khadîja bint Khouwaylid
< Khalîd ibn Al-Walîd
< Khawla bint ‘âmir al-ansâri
< Maymoûna bint Al-hârith
< Mou’adh ibn jabal
< Mouhammad Ibn Abou Bakr
< Mous’ab ibn ‘Oumayr
< ‘Omar ibn al-khattab
< ‘Othmân ibn ‘affân
< ‘Oukkâcha ibn Mihsan
< Oum Salama
< Ousâma ibn Zayd
< Ouways ibn ‘âmir
< Sa’d ibn abi Waqqâs
< Safiyya Bint Houyay
< Sa’îd ibn Zayd
< Salmân al-fârisi
< Soumayya
< Talha ibn ‘Oubaydallah
< Thâbit ibn Qays
< Zayd ibn hâritha
< Zoubayr ibn Al Awwam

 

Abdoullâh ibn 'Abbâs – ( les Compagnons du Prophète )

‘Abdoullâh ibn ‘Abbâs

Sa généalogie

Abdoullâh est le fils d’Al-‘Abbâs , un des oncles du Prophète .
Il est né seulement 3 ans avant l’Hégire.
A la mort du Prophète , Il n’avait ainsi que 13 ans.

Sa naissance

A sa naissance, sa mère l’emmena au Saint Prophète d’Allah afin qu’il mette un peu de sa propre salive sur la langue du bébé avant que celui-ci n’ait pris le sein de sa mère. Ce fut le début d’une étroite et intime relation entre Al-‘Abbas, , et le Prophète qui promettait, toute leur vie durant, amour et dévotion !

Les invocations du Prophète en sa faveur

Le Prophète considérait Abdoullâh comme un enfant proche de lui (Paix et Bénédiction d’Allâh sur lui). Lui donnant une tape sur l’épaule, le Prophète fit une invocation pour lui : « Ô Allah, donne-lui une profonde compréhension de la religion de l’Islam et instruis-le dans l’explication et l’interprétation des choses ».

Abdoullâh, , raconta l’incident suivant à propos de lui : « Une fois, le Prophète , était sur le point de faire ses ablutions. Je me pressai afin de lui amener de l’eau à cet effet. Il était ravi de ce geste de ma part. Au moment où il alla commencer à prier, il me fit signe de me poster à ses côtés. Cependant, je restai derrière lui. Une fois la prière terminée, il se retourna vers moi et dit :  » qu’est ce qui t’a empêché de venir prier à côté de moi, ô Abdoullâh ? » Tu es bien trop illustre et éminent à mes yeux pour que je me place côte à côte avec toi, répliquai-je ! ». Levant ses mains vers le ciel, le Prophète fit cette invocation : « Ô Allah, accorde-lui la sagesse ».

Sa recherche du savoir

Abdoullâh, , a rapporté ce qu’il fit alors qu’il entendit qu’un compagnon du Prophète (Paix et Bénédiction d’Allâh sur lui) possédait un hadith qui lui était inconnu : « J’allai chez lui au moment de la sieste de l’après-midi et déployai ma cape au pas de sa porte. Ce mouvement déplaça une masse de poussière sur moi (alors que je m’assis pour l’attendre). Si je l’avais voulu j’aurais pu lui demander sa permission d’entrer et il me l’aurait certainement autorisé. Mais je préférai l’attendre et le laisser ainsi bien se reposer. Sortant de chez lui et me voyant dans cet état (poussiéreux) il dit : Ô cousin du Prophète ! Que t’arrive-t-il ? Si tu m’avais fait demander, je serais venu te voir. C’était à moi de venir à toi, tout comme on doit aller à la connaissance et non le contraire ! dis-je. Je lui demandai alors le hadith et l’appris ».

Il avait une admiration particulière pour les personnes comme Zayd Ibn Thabit, qu’Allah l’agrée, le scribe de la Révélation, le principal juge et jurisconsulte (faqih) de Médine, un expert dans les droits régissant l’héritage et dans la récitation du Coran. Lorsque Zayd prévoyait de partir en voyage, le jeune Abdoullâh se tenait humblement à ses côtés et prenant les rênes de sa monture ; il adoptait l’attitude d’un serviteur à l’égard de son maître. Zayd lui disait alors : « Ne fais pas ça ô cousin du Prophète ! « . « C’est ainsi que l’on nous a ordonné de traiter les plus érudits d’entre nous », disait Abdoullâh. Et Zayd lui répondait : « Laisse-moi voir ta main ». Abdoullâh tendait sa main. Zayd la prenant, l’embrassait et disait :  » c’est ainsi que l’on nous a ordonnés de traiter les membres de la maison du Prophète ».

Les éloges faites en sa faveur

Masrûq Ibn Al-Ajda’ disait de lui : « Chaque fois que je voyais Ibn ‘Abbas, je disais : il est le plus beau des hommes. Et quand il parlait, je disais : il est le plus éloquent des hommes. Et quand il avait une conversation, je disais : il est le plus érudit des hommes ».

Le Calife ‘Omar Ibn Al-Khattâb, qu’Allah l’agrée, lui demandait souvent conseil pour d’importants problèmes étatiques et le décrivait comme « le jeune homme de maturité ».

Sa’d Ibn Abî Waqqâs le décrivait avec ces mots : « Je n’ai jamais vu quelqu’un qui comprenait aussi rapidement, qui était plus érudit, et plus sage qu’Ibn ‘Abbas. J’ai vu ‘Omar le convoquer afin de discuter de problèmes difficiles en présence de vétérans de Badr parmi les Muhajirîn (ceux qui avaient quitté La Mecque pour Médine, qu’Allah les agrée tous) et des Ansars (Auxiliaires Médinois ayant accueilli les Muhajirines chez eux, qu’Allah les agrée eux aussi). Ibn ‘Abbas, qu’Allah l’agrée, parlait, et ‘Omar prenait en considération ce qu’il disait ».

La transmission de sa science

Un de ses compagnons a dépeint une scène typique se passant devant sa maison : « Je voyais les gens converger sur les routes principales menant à la maison d’Ibn ‘Abbâs jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de place devant sa maison. J’allai chez lui pour l’en informer et il me dit : apporte-moi de l’eau pour mes ablutions. Il fit ses ablutions et, en s’asseyant, il dit : sors et dis-leur : quiconque a des questions à propos du Coran ou sa récitation qu’il entre. De nouveau sa maison était pleine et Abdoullâh répondit et fournit plus d’informations que ce qu’il lui était demandé. Et ainsi de suite avec des groupes d’autres personnes venant pour discuter de Fiqh (jurisprudence) du halâl (licite) et du haram (illicite), des jugements légaux régissant l’héritage, de la langue arabe, de la poésie et d’étymologie.
Pour éviter la congestion avec toutes les assemblées venant pour discuter de sujets variés en un seul jour, Abdoullâh décida de consacrer exclusivement un jour par discipline différente. Un jour, seule l’exégèse du Coran était enseignée tandis qu’un autre jour seul le Fiqh (jurisprudence). Les maghâzî (histoire des épopées guerrières de l’Arabie) ou les expéditions du Prophète (Paix et Bénédiction d’Allâh sur lui), la poésie, l’Histoire Arabe de la période pré-islamique (jâhiliyyah) : un jour spécifique était dédié à chacune des disciplines.

Son jugement lors du conflit de ‘Ali

C’est sous le Califat d’Ali Ibn Abî Talib que Abdoullâh Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée tous deux) eut l’occasion d’utiliser son extraordinaire force de persuasion. Un grand nombre de défenseurs d’Ali dans son opposition à Mu’awiyah l’ont tout simplement abandonné. Abdoullâh Ibn ‘Abbâs, , alla voir Ali, , et lui demanda la permission d’aller parler à ces gens. Ali hésita, craignant que Abdoullâh ne fût en danger entre leurs mains, mais finalement Alî laissa libre cours à l’optimisme de Abdoullâh qui était sûr que rien n’arriverait !

Abdoullâh alla jusqu’au groupe en question. Il les trouva absorbés par le culte. Certains n’étaient pas d’accord pour le laisser parler mais d’autres étaient prêts à lui tendre l’oreille.

« Dites-moi, demanda Abdoullâh, quel grief avez-vous à l’égard du cousin du Prophète , le mari de sa fille et le premier de ceux qui ont cru en lui ? ».

Les hommes se mirent à énumérer trois causes principales de leur mécontentement à l’encontre d’Ali Ibn Abî Talib, qu’Allâh l’agrée.
Premièrement, le fait qu’il nomma des hommes comme juges pour trancher sur une question dont le jugement ne revenait qu’à Allah (Exalté soit-Il). C’est à dire que ‘Ali avait accepté l’arbitrage d’Abû Mûsâ Al-Ash’arî et de ‘Amr Ibn al ‘Âs dans son conflit avec Mu’awiyah.
Deuxièmement, le fait qu’il ait livré bataille sans pour autant récupérer du butin ou constituer des prisonniers de guerre.
Troisièmement, le fait qu’il n’ait pas exigé le titre de Prince des Croyants pendant l’arbitrage bien que les musulmans lui aient prêté serment d’allégeance et qu’il était leur Calife !

A leurs yeux, il y avait manifestement un signe de faiblesse alors qu’Ali Ibn Abî Talib, , était prêt à apporter sa position légitime en tant que Prince des croyants dans ce discrédit .

En réponse à cela, Abdoullâh, , demanda s’il leur citait des versets du Coran et des paroles du Prophète (Paix et Bénédiction d’Allâh sur lui) pour lesquels ils n’avaient aucune objection et qui seraient en rapport avec leurs critiques, seraient-ils prêts à revoir leur position.

Il répondirent que oui, et Abdoullâh commença donc : « Concernant votre avis sur le fait qu’Ali avait nommé des hommes pour juger une affaire n’appartenant qu’au jugement d’Allah (Exalté soit-Il). Allah (Exalté soit-Il) dit dans le Coran : {Ô les croyants ! Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état d’Ihram (sacralisation). Quiconque parmi vous en tue délibérément, qu’il compense alors, soit par quelque bête de troupeau, semblable à ce qu’il a tué, d’après le jugement de deux personnes intègres parmi vous.} (5/95) Je vous en prie alors, par Allah ! Est-ce que le jugement des hommes pour des questions touchant à la préservation de leur sang et de leur vie et concernant la paix entre les hommes ne méritent pas plus d’attention que le jugement à propos d’un lapin valant un quart de dirham ?

Ils répondirent bien sûr que le jugement était plus important dans le cadre de la préservation des vies des croyants et dans l’établissement de la paix entre eux que pour celui de tuer un gibier dans l’enceinte sacrée (pendant le pèlerinage), chose pour laquelle Allah (Exalté soit-Il) sanctionne le jugement des hommes.

« En avons-nous fini avec cette question ? », demanda Abdoullâh, ,, et ils répondirent : « Ô Allah oui ! ». Abdoullâh poursuivit :  » Sur le fait qu’Ali avait livré bataille sans pour autant constituer de prisonniers de guerre comme d’ailleurs le Prophète fit ! Voulez-vous vraiment prendre votre Mère ‘Âicha comme captive et la traiter comme telle ? ? Si votre réponse est oui, c’est que vous êtes tombés dans la mécréance. Et si vous dites que ‘Âicha n’est pas votre Mère, vous tomberiez aussi dans le kufr car Allah (Exalté soit-Il) a dit : {Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes ; et ses épouses sont leurs mères} (33/6).

« Choisissez pour vous ce que vous voulez » dit Abdoullâh, , puis il leur demanda : « En avons-nous fini avec cette question ? », et à ce moment-là ils répondirent : « Ô Allah oui ! ».

‘Abdoullâh, , continua :  » Quant à votre prise de position sur le fait qu’Ali a abandonné le titre de Prince des Croyants, rappelez-vous que le Prophète lui-même, au cours de la ratification du pacte de Houdaybiyyah, exigea que l’on y écrive :  » Ceci a été admis par le Messager de Dieu…. « . Mais Suhayl porte-parole des polythéistes, dit alors : « Si nous avions été convaincus que tu étais un Messager de Dieu, nous ne t’aurions pas bloqué l’accès à la Ka’bah, ni ne t’aurions combattu ! Ecris plutôt : « Mouhammad Ibn Abdoullâh ». Et le Prophète accepta en disant : « Par Allah, je suis le Messager d’Allâh même s’ils le nient ! ». A ce moment-là, Abdoullâh Ibn ‘Abbâs, , demanda aux dissidents : « En avons-nous fini avec la question ? ». Et ils répondirent encore une fois : « Ô Allah, oui ! ».

Un des fruits de cette confrontation verbale durant laquelle Abdoullâh, , exposa sa parfaite connaissance du Coran et de la Sîrah (biographie) du Prophète tout comme ses capacités remarquables d’argumentation et de persuasion, fut que la majorité, environ vingt mille hommes, rejoignirent les rangs d’Ali. Environ quatre mille cependant restèrent obstinés. Ces derniers furent bientôt connus sous le nom de khawârij ou « kharijites ».

Son immense générosité et sa grande hospitalité

Certains de ses contemporains dirent à propos de lui : « Nous n’avons jamais vu une maison plus fournie en nourriture, ou en boisson, ou en fruits ou même en savoir que celle d’Ibn ‘Abbâs ! « 

Son amour pour les musulmans

Il dit :  » Lorsque j’ai réalisé l’importance d’un verset du Livre d’Allah (Exalté soit-Il), j’ai prié pour que tout le monde sache ce que je savais ! Lorsque j’entends parler d’un dirigeant musulman qui distribue et partage équitablement et qui règne justement, je suis heureux à son égard et prie pour lui. Lorsque j’entends dire que des pluies s’abattent sur la terre des musulmans, cela me remplit de joie… ».

Sa mort

Abdoullâh Ibn ‘Abbâs, qu’Allah l’agrée, mourut à l’âge de 71 ans dans la ville montagneuse de Taif.

Abdoullâh ibn Az-zoubayr – ( les Compagnons du Prophète )

Abdoullâh ibn Az-zoubayr

Sa généalogie

C’est le fils de Az-zoubayr et de Asma

Son histoire avec sa tante ‘âicha

‘Awf Ibn Màlek rapporte que ‘Àisha apprit que ‘Abdullàh Ibn Azzoubeyr, avait dit à propos d’une vente ou d’une donation faite par ‘Aisha : «Par Dieu, si ‘Aisha ne cesse pas de dilapider ainsi son argent (par générosité excessive), je mettrai certainement un séquestre sur sa fortune». (Il était alors le gouverneur du Hedjaz). Elle dit: «Est-ce bien lui qui a proféré de telles paroles?» Ils dirent: «Oui». Elle dit: «Je fais vœu à Dieu de ne plus jamais adresser la parole à Ibn Azzoubeyr». Quand cette rupture dura trop longtemps pour Ibn Azzoubeyr, il demanda qu’on intercédât pour lui auprès d’elle. Elle dit: «Non, par Dieu. Jamais je n’accepterai d’intercession en sa faveur et jamais je ne manquerai à mon vœu». Quand Ibn Azzoubeyr trouva cette séparation insupportable, il en parla à Al Miswar Ibn Makhrama et à ‘Abdurrahman Ibn Al Aswad. Il leur dit: «Je vous en conjure par Dieu! Introduisez-moi chez ‘Aisha car il ne lui est pas permis de faire vœu de rompre ses liens de parenté avec moi». Al Miswar et ‘Abdurrahman le prirent avec eux et demandèrent la permission d’entrer chez ‘Aisha. Ils lui crièrent de l’extérieur: «Que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur toi ainsi que Sa miséricorde! Pouvons-nous entrer?» ‘Aisha leur dit: «Entrez». Ils dirent: «Est-ce que nous entrons tous?» Elle dit: «Oui, entrez tous». Elle ne savait pas qu’Ibn Azzoubeyr était avec eux. Une fois qu’ils entrèrent, Ibn Azzoubeyr franchit le rideau derrière lequel se tenait sa tante et la serra dans ses bras. Il se mit alors à la prier de l’excuser tout en pleurant à chaudes larmes. Al Miswar et ‘Aburrahman, de leur côté, la supplièrent de lui parler et d’accepter ses excuses. Ils lui dirent: «Le Prophète a interdit cette rupture des liens de parenté que tu veux maintenir. Or il n’est permis à un Musulman de rompre ses liens avec un Musulman plus de trois nuits successives». Devant leur insistance et leurs rappels répétés, elle se mit à leur rappeler ce que Ibn Azzoubeyr avait fait avec elle et à pleurer en disant: «J’ai fait un vœu et le vœu n’est pas facile à rompre». Mais ils ne cessèrent pas de la prier jusqu’à ce qu’elle adressât enfin la parole à Ibn Azzoubeyr. Pour se délier de son serment elle affranchit quarante esclaves (alors qu’un seul aurait suffi). Plus tard, quand elle parlait de ce vœu, elle pleurait jusqu’à mouiller son voile. (Al Boukhàri)

Abdoullâh ibn Mas'oûd – ( les Compagnons du Prophète )

‘Abdoullâh ibn Mas’oûd

Sa généalogie

Les gens l’appelaient Ibn Umm ‘Abd ce qui signifie « Le fils de la mère d’un serviteur » ; son véritable nom était Abdullâh tandis que son père s’appelait Mas’oûd.

Sa conversion

Un jour alors qu’il veillait sur le troupeau d’Uqbah Ibn Muayt, il aperçut deux hommes d’âges moyens et aux allures vertueuses se diriger vers lui. Manifestement, ils semblaient très fatigués. Ils avaient tellemement soif que leurs lèvres et leurs gorges étaient bien sèches. Ils s’approchèrent de lui, le saluèrent et lui dirent :
– « Jeune homme, peux-tu traire une de ces brebis pour nous afin que l’on puisse étancher notre soif et reprendre quelques forces »?
– « Mais je n’y suis pas autorisé » répliqua le jeune garçon et de poursuivre : « Les brebis ne m’appartiennent pas, ma responsabilité ne se limite qu’à leur garde ».
Les deux hommes n’ont alors pas chercher à argumenter avec lui, malgré leur forte soif ; ils furent ravis de cette franchise spontanée, et la satisfaction s’exprima sur leurs visages…
Ces deux hommes étaient le Prophète lui-même et son compagnon Abou Bakr As-Siddîq . Ce jour-là, ils étaient ont emprunté les pistes montagneuses de La Mecque pour échapper aux violentes persécutions orchestrées par les Qouraychites.

Le jeune garçon fut impressioné par le Prophète et de son compagnon, et, très vite, il s’attacha à eux. Il ne tarda pas à embrasser l’islam et se proposa d’être au service personnel du Prophète.

Sa science

Un homme interpella ‘Omar Ibn Al-Khattâb qui se trouvait alors dans la plaine d’Arafat : « Ô Amir al-Mûminîn (Commandeur des Croyants) ! je reviens de Kûfah [cité irakienne] où un homme est en train de retranscrire le Coran en se basant sur sa mémoire ».
‘Omar se fâcha et, tout en fumant de colère, entreprit les cents-pas auprès de son chameau.
– « Quelle est l’identité de cet homme ? demanda ‘Omar.
– « Abdullâh Ibn Mas’oûd », répondit l’homme.
Alors la colère de ‘Omar s’estompa et il retrouva son calme.
– « Malheur à toi, dit-il à l’homme, par Dieu, je ne connais aucun homme qui ne soit aussi doué dans cette matière que lui. Une nuit le Messager de Dieu – Que la Paix soit sur lui – était en train de s’entretenir avec Abou Bakr au sujet de la situation des musulmans, moi-même j’étais avec eux. Lorsque le Prophète décida de partir, nous l’avons aussi raccompagné. Nous avions traversé la mosquée où se trouvait un homme debout en pleine prière que nous n’avions [au départ] pas reconnu. Le Prophète s’était alors arrêté afin de l’écouter puis il se retourna et [nous] dit : « Quiconque désir réciter le Coran dans le même style de splendeur lorsqu’il était en train d’être révélé alors qu’il le récite dans le même style de Ibn Umm ‘Abd ».
Après sa prière ‘Abdullâh s’était assis et commença à faire ses invocations, puis le Prophète – Que la Paix soit sur lui – dit alors : « Implore et tu seras excaucé, implore et tu seras exaucé ». ‘Omar poursuivit : « Je me suis dis que je devais absolument voir Abdullâh Ibn Mas’oûd pour lui annoncer l’heureuse nouvelle que venait de prononcer le Prophète à son sujet, je voulais lui dire que ses invocations étaient exaucées. C’est ce que j’allais faire mais je me suis rendu compte que Abou Bakr m’avait devancé et lui avait annoncé la nouvelle. Par Dieu, je n’ai jamais encore réussi à devancer Abou Bakr lorsqu’il s’agit de réaliser une bonne action ».

Il a dit une fois: « Par Lui, en dehors Duquel il n’y a nul Dieu, aucun parmi les versets révélés du livre de Dieu ne me sont connus sans que je sache le lieu et les circonstances dans lesquelles leurs révélations s’étaient prononcées. Par Dieu, si je m’aperçois qu’il existe une seule personne qui puisse en connaître davantage sur le livre de Dieu, de toutes mes forces je ferai en sorte de ne pas la lâcher ».

Une fois au cours d’une de ses grandes sorties en tant que Calife, ‘Omar Ibn Al-Khattâb croisa une caravane que l’obscurité de la nuit empêchait de distinguer convenablement. ‘Omar ordonna à l’un de ses membres de saluer la caravane et il se trouvait que Abdullâh Ibn Mas’oûd en faisait partie…
– « D’où venez-vous » ? interrogea ‘Omar.
– D’une vallée très profonde [fadj ‘amîq], répondit la caravane. (« fadj ‘amîq » est une expression coranique).
– « Et où allez-vous comme ça » ? demanda ‘Omar.
– A l’Ancienne Demeure [bayt ‘atîq] », fit de nouveau écho la caravane (« al-bayt al-‘atiq » est une expression coranique).
– « Une personne savante (‘âlim) doit très certainement vous accompagner », dit ‘Omar qui chargea un homme de demander à la caravane : « Quelle partie du Coran est la plus majestueuse » ?
{Dieu, point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui Qui Subsiste par Lui-même. Ni sommeil et ni somnolence ne Le saisissent, […]}, répondit l’interrogé, citant par-là le verset du Trône. (2/255).
– « Quelle partie du Coran est la plus limpide en terme de justice » ?
{Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches …} (16/90), répliqua toujours l’interrogé.
– « Quel est l’un des principaux enseignements du Coran » ?
{Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra.} (99/7-8)
– « Quelle partie du Coran met en exergue un formidable espoir » ?
{Dis : « O Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux}. (39/53)
– C’est là que ‘Omar demanda : « Abdullâh Ibn Mas’oûd ne serait-il pas parmi vous » ?
– Par Dieu, oui, répliqua l’homme de la caravane.

Son prêche dans la voie d’Allâh

Un jour alors que les compagnons du Prophète – Que la Paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui – étaient rassemblés à La Mecque en nombre limité, affaiblis et opprimés, ils dissertaient sur le fait que les Quraïshites n’avaient toujours pas eu l’occasion d’écouter la récitation du Coran d’une façon publique et à haute voix.
– « J’irai le leur réciter » ! dit Abdullâh Ibn Mas’oûd alors volontaire.
– « Mais nous craignons qu’il ne t’arrive quelque chose » ! lui dirent-ils. Nous préférerons une personne appartenant à un clan susceptible de le défendre contre leurs attaques.
– « Accordez-le-moi », insista Abdullâh Ibn Mas’oûd qui invoqua Allah en ces termes: « Allah protége-moi et garde-moi de leur mal ».
De ce pas, il se dirigea vers la Mosquée jusqu’au niveau du Maqâm d’Ibrahim soit à quelques mètres de la Ka’bah.
Pendant que le disque solaire commençait à illuminer la Ka’ba autour de laquelle les Quraïshites s’étaient dispersés, Abdullâh alla se placer à hauteur du Maqâm et commença alors sa récitation de sourate Ar-Rahmân….
Pendant qu’il enchaînait les versets les Quraïshites tendirent l’oreille attentivement, puis s’interrogèrent : « Qu’est-ce que Ibn Umm Abd est en train de raconter ? Malheur à lui ! Il est en train de réciter ce que Muhammad a apporté ! »
Il se jetèrent alors sur lui et une pluie de coups s’abattit sur son visage. Cependant, cette agression ne l’empêcha pas dans sa constante récitation jusqu’à ce qu’il retourna auprès de ses compagnons, le visage tout ensanglanté.
– « C’est ce que nous craignions pour toi » ! dirent-ils.
– « Par Dieu », dit Abdullâh, « les ennemies de Dieu n’étaient pas plus à l’aise que je ne l’étais à ce moment précis. Si vous le souhaitez, je recommence demain ».
– « Tu en as déjà fait assez », répondirent-ils, « tu leur as fait écouter ce qu’ils détestent ».

Sa mort

Abdulla Ibn Mas’oûd vécut jusqu’au Califat de notre maître ‘Othmân Lorsque la maladie s’était emparée de lui, ‘Uthmân lui rendit visite :
– « De quel mal souffres-tu » ?
– Mes pêchés.
– Que désires-tu maintenant ?
– La Miséricorde de mon Créateur.
– Puis-je maintenant te remettre le bien qui te revient et que tu n’as cessé de refuser depuis des années ?
– Je n’en ai guère besoin.
– Laisse-le au moins à tes filles.
– Craints-tu que mes filles connaissent la pauvreté ? Je les ai toutes exhortées à lire la sourate [al-Waqi’a] (l’Evénement) chaque nuit parce que j’ai entendu le Prophète dire : « Quiconque lit al-Waqi’ah chaque nuit sera immunisé contre la pauvreté pour toujours ».
En cette nuit, Abdullâh retourna auprès de son Créateur, avec dans son esprit le souvenir de Dieu et la récitation des versets de Son Livre.