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SAWS est l'abrégé de : Salla Allahou alayhi Wa Salam
"Allah et ses Anges prient sur le Prophète. O croyants, priez pour lui et louez-le."
( Sourate 33, verset 56 ).

Et d'aprés Al-Husayn, le Prophète ( Salla Allahou alayhi wa Salam ) a dit :
"L'égoîste, c'est celui qui ne prie pas sur moi quand mon nom est prononcé en sa présence.",
Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, an-Nassa'î.

islam à tous – Page 864 – Le site des convertis francophones

MAWLID (la naissance du Prophète Muhammad)


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Parmi certains savant, le Prophète Muhammed (pbsl) est mort soit un 12 Rabi’ 1 ou soit le 15 Rabi’ 1, admettons qu’il (saws) soit mort le 12 Rabi’1, dans ce cas là c’est très grave car vous célébrer la mort du Prophète…et si c’est sa naissance alors dans ce cas là le Prophète Muhammed (saws) n’a jamais Fêté son anniversaire (sa naissance)….
Et enfin comme le dit Allah (3azawajal) : Tout innovation est signe d’égarement, et tout égaré est pris au Feu de l’Enfer.

 

La mort du Prophète Mohammad (PSL)

C’était le 12 Rabî` Al-Awwal, de l’an 11 après l’Hégire, soit le 8 juillet 633. Il avait alors 63 ans.

Vidéo Emouvante sur La mort du Prophete… par scelerat

La maladie de mort du Prophète (PSL)

Le récit de ‘Aicha (R.a): ‘Ubayd-Allah ibn ‘Utba a dit: J’entrai chez ‘Aicha et lui dis: « Ne voudrais-tu pas me parler de la maladie de l’Envoyé d’Allah (PSL)? »
– « Si! », répondit-elle. Elle commença alors en ces termes: « L’état du Prophète (PSL) s’était aggravé sous l’effet de la maladie. Or, il demanda si les fidèles avaient fait la prière.
– « Non, lui répondîmes-nous, ils t’attendent, ô Envoyé d’Allah ».
– « Qu’on mette de l’eau dans le bassin », dit-il. Nous en mîmes; il se lava et voulut ensuite se lever, mais il tomba évanoui. Revenu à lui, il demanda de nouveau si les fidèles avaient fait la prière.
– « Non, lui répondîmes-nous, ils t’attendent ô Envoyé d’Allah ». Il nous ordonna de lui mettre de l’eau dans le bassin; se lava, essaya de se lever; mais retomba évanoui. Ayant ensuite repris ses sens, il demanda encore: « Les fidèles ont-ils fait la prière? ».
– « Non, répliquâmes-nous, pas encore, ils sont toujours dans ton attente ». Il ordonna de mettre de l’eau dans le bassin; se lava, essaya de se lever et encore une fois tomba en syncope. Une fois revenu à lui, il dit: « Les fidèles ont-ils fait la prière? ».
– « Non, répondîmes-nous, ils t’attendent, ô Envoyé d’Allah! ». Réunis dans la mosquée, les fidèles attendaient l’Envoyé d’Allah (PSL) pour faire la prière de ‘ichâ’ (du soir) ». Alors, le Prophète (PSL) envoya chercher Abou Bakr pour présider la prière. Le messager alla trouver celui-ci et lui dit: « L’Envoyé d’Allah (PSL) t’enjoint de présider la prière des fidèles ». Abou Bakr, qui était tendre du cœur, s’adressa alors à ‘Umar en lui disant: « Préside toi-même la prière ».
– « Non, reprit ‘Umar, toi tu en as plus de droit ». Abou Bakr présida donc la prière durant ces jours. Puis, l’Envoyé d’Allah (PSL), sentant un jour une légère amélioration, sortit de chez lui, appuyé sur deux personnes dont Al-‘Abbâs et se rendit à la prière de Zhouhr (de midi) que Abou Bakr présidait. A la vue du Prophète, Abou Bakr voulut reculer, mais, d’un geste, le  Prophète (PSL) l’enjoignit de ne pas bouger et, s’adressant aux deux personnes qui le soutenaient, il dit: « Faites-moi asseoir à côté de Abou Bakr ». On déféra à cet ordre: Abou  Bakr, étant debout, suivit la prière du Prophète et les fidèles suivirent celle de Abou Bakr. Durant ce temps, le Prophète (PSL) demeura assis. (Mouslim n°629)

D’après Anas ibn Mâlik (R.a), Abou Bakr dirigeait la prière des fidèles durant la maladie qui avait emporté l’Envoyé d’Allah (PSL). Un lundi, pendant qu’ils étaient rangés pour la prière, l’Envoyé d’Allah (PSL) souleva le rideau de la chambre et se mit à les regarder. Il se tenait debout, son visage ressemblait à un papier de parchemin et il souriait. Nous fûmes si émus de la joie de le revoir. Quant à Abou Bakr, il se mit à reculer pour gagner sa place parmi la rangée des fidèles, pensant que le Prophète (PSL) allait venir diriger lui-même la prière. Mais, d’un geste, le Prophète (PSL) nous fit signe d’achever la prière et laissa ensuite retomber le rideau. Le même jour l’Envoyé d’Allah (PSL) rendit le dernier soupir. (Mouslim n°636)

D’après Abou Mûsa (R.a), Le Prophète (PSL) tomba gravement malade. Il dit alors: « Donnez l’ordre à Abou Bakr de diriger les fidèles dans la prière ».
– « Abou Bakr, fit observer ‘A’icha, est un homme au cœur tendre; quand il se tiendra à ta place il sera incapable de diriger les fidèles dans la prière ».
– « Donne l’ordre à Abou Bakr de diriger les fidèles dans la prière, reprit-il. Vraiment vous êtes telles les dames de Joseph (vous discutez trop et vous insistez trop)! ».
Abou Bakr dirigea ainsi les fidèles dans la prière du vivant de l’Envoyé d’Allah (PSL). (Mouslim n°638)

D’après Sahl ibn Sa’d As-Sâ’idî (R.a), l’Envoyé d’Allah (PSL) était allé chez les Banû ‘Amr ibn ‘Awf pour rétablir la paix parmi eux. Comme l’heure de la prière était arrivée, le muezzin vint trouver Abou Bakr et lui dit: « Veux-tu présider la prière pour que je fasse le second appel? ».
– « Oui », répondit-il. Abou Bakr présida la prière, mais au cours de laquelle, l’Envoyé d’Allah (PSL) arriva à la mosquée. Il se fraya un passage à travers les fidèles et se mit au premier rang. Les fidèles battirent des mains (pour attirer l’attention de l’imam), mais Abou Bakr ne se   retourna pas et continua sa prière. Puis, comme les fidèles faisaient plus de bruit, il se retourna et aperçut l’Envoyé d’Allah (PSL). Celui-ci lui fit signe de demeurer en sa place. Abou Bakr  éleva les mains et loua Allah, à Lui la puissance et la gloire, pour l’ordre que venait de lui donner l’Envoyé d’Allah (PSL). Ensuite, il recula et alla prendre place au premier rang parmi les fidèles. Alors l’Envoyé d’Allah (PSL) s’avança, fit la prière et quand elle fut achevée il dit: « O Abou Bakr, qu’est-ce donc qui t’a empêché de rester à ta place puisque je t’en avais donné l’ordre? ».
– « C’est, répondit Abou Bakr, qu’il n’appartenait pas au fils de Abou Quhâfa (surnom de Abou Bakr) de diriger la prière en présence de l’Envoyé d’Allah (PSL) ». Puis, s’adressant aux fidèles, l’Envoyé d’Allah (PSL) dit: « Pourquoi donc avez-vous tapé des mains si bruyamment? Celui d’entre vous qui, étant en prière, voulut exprimer quelque chose, qu’il glorifie Allah car cette glorification attire l’attention de l’imam. Seules les femmes sont autorisées à claquer des mains pour cette fin ». (Mouslim n°639)

Le Prophète (PSL) reçoit la révélation jusqu’aux derniers instants de sa vie

Anas (R.a) a dit: «Dieu honoré et glorifié n’a cessé de faire des révélations au Messager de Dieu (PSL) jusqu’à sa mort; si bien, qu’au moment de sa mort, il avait reçu le plus de révélations». (Al-Boukhâri, Mouslim)

Le dernier sermon du Prophète (PSL)

Ce sermon fut fait le neuvième jour de Zil Hadj 10 A.H. dans la Vallée Uranah du Mont Arafat

« Ô Peuple, écoutez-moi attentivement, car je ne sais pas si, après cette année-ci, je serais encore parmi vous. Donc écoutez ce que je vous dis avec beaucoup d’attention et APPORTEZ CE MESSAGE A CEUX QUI NE PEUVENT ETRE PRESENTS ICI AUJOURD’HUI.

Ô Peuple, tout comme vous considérez ce Mois, ce Jour, cette Cité comme Sacrés, considérez aussi la vie et les biens de chaque Musulman comme Sacrés. Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été confiés. Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser. Souvenez-vous qu’en vérité vous rencontrerez votre SEIGNEUR et qu’effectivement il vous demandera compte de vos actes. ALLAH vous a défendu de pratiquer l’usure (de prendre de l’intérêt), donc toute obligation d’intérêt sera dorénavant abolie.

Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre religion. Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamais vous induire à commettre les grands pêchés, méfiez-vous donc à ne pas le suivre en ce qui concerne les petits pêchés.

Ô Peuple, il est vrai que vous ayez certains droits à l’égard de vos femmes, mais elles aussi ont des droits sur vous, mais si elles vous obéissent, alors à elles appartient le droit d’être nourries et habillées convenablement. Traitez donc bien vos femmes et soyez gentils envers elles car elles sont vos partenaires. Et il est de votre droit de vous assurer qu’elles choisissent leurs amies avec votre approbation, aussi bien que de ne jamais commettre l’adultère.

Ô Peuple, écoutez-moi bien. Adorez ALLAH, faites vos cinq prières (Salah) quotidiennes, jeûnez pendant le mois de Ramadan, et donnez de votre richesse en Zakat. Accomplissez le Hajj si vous en avez les moyens. Vous savez que chaque musulman est le frère d’un autre musulman. Vous êtes tous égaux. Aucune personne n’est supérieur à une autre excepté en piété et en bonne action.

Souvenez-vous, un jour vous vous présenterez devant ALLAH et vous répondrez de vos actes. Donc, prenez garde, ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort.

Ô Peuple, AUCUN PROPHETE OU APOTRE NE VIENDRA APRES MOI ET AUCUNE NOUVELLE FOI NAITRA. Raisonnez bien, donc, O Peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses, le Coran et mon exemple La SUNNAH, et si vous les suivez vous de vous égarerez jamais.

Que tous ceux qui m’écoutent transmettent ce message à d’autres et ceux-là à d’autres encore ; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m’écoutent directement.

Sois témoin Ô ALLAH, que j’ai transmis ton message à ton Peuple ».

——

Abou Oumama Al Bâhilî a dit: «J’ai entendu le Messager de Dieu dire dans son sermon du pèlerinage d’adieu: «Craignez pieusement Dieu, faites vos cinq prières quotidiennes, observez le jeûne de votre mois (Ramadhân), acquittez l’aumône légale de vos biens et obéissez à vos chefs et vous serez alors dans le Paradis de votre Seigneur». (Tirmidhi)

Les derniers instants de la vie du Prophète
(PSL)

D’après ‘Âicha (R.a): « L’Envoyé d’Allah (PSL) avait près de lui une outre contenant de l’eau. Il se mit à introduire sa main dans l’eau et à essuyer son visage en disant : « Il n’y de Dieu qu’Allâh. La mort a ses affres ». (Al-Boukhâri)

Anas a dit: « Au moment de son agonie, le Prophète (PSL) fut très éprouvé. Sa fille Fâtima se mit à dire: « Quel malheur, O père » !
Il lui dit : « Plus d’épreuve pour ton père après ce jour » « . (Al-Boukhâri)

Il (PSL) disait dans ses derniers instants de vie, juste avant de quitter sa communauté: « La prière, la prière, et (le bon comportement envers) vos esclave ». (Ahmad 3/117, Ibn Maja n°2697, Ibn Hibban n°1220, déclaré authentique par al-Albani dans Al-Irwa n° 2178)

L’Archange Djibrîl (A.s) vint le voir trois jours avant sa mort, et lui dit : « O Muhammad ! Allâh m’envoie vers toi et te demande ce qu’Il sait mieux que toi et Il dit : comment te trouves-tu ? Il répondit : je me trouve affligé et je me trouve éprouvé. Djibrîl (A.s) revint le deuxième jour, lui posa la même question et il reçut la même réponse. A ces instants l’ange de la mort [Malak al-mawt] se présenta et demanda l’autorisation. Djibrîl (As) dit alors : O Muhammad ! voici l’ange de la mort qui te demande l’autorisation. Il ne l’a jamais demandée à un humain avant toi et il ne la demandera jamais à un humain après toi. Il lui dit : Donne-lui l’autorisation d’entrer et il entra. Il se mit devant lui, et dit : Allâh m’a envoyé vers toi et m’a ordonné de t’obéir. Si tu m’ordonnes de ravir ton âme je le ferai et si tu m’ordonnes de la laisser, je la laisserai. L’Envoyé d’Allâh (PSL) lui dit : tu ferais ça, O ange de la mort ? Il dit : c’est qu’on m’a ordonné d’obéir. Puis Djibrîl (As) ajouta : O Ahmad ! Allâh aspire ardemment à toi. Il dit alors : Fais ce qu’on t’ordonne O ange de la mort ! A ces mots Djibrîl (A.s) dit : Paix sur toi O Envoyé d’Allâh ! [As-Salâmou ‘aileyka Yâ RassoulouLLâh] C’est mon dernier passage sur la terre. C’est toi qui était le but de mes venus dans ce bas-monde. » (Al-Boukhâri)

L’Envoyé d’Allâh (PSL) mourut en étant adossé à la poitrine de son épouse ‘Âicha (R.a) en portant des vêtement feutré et un manteau ample et épais. Sa fille Fâtima, se leva pour se lamenter en disant : O père ! Tu as répondu à l’appel de ton Seigneur ! O père, le paradis du haut Firdaws est le lieu de ton séjour ! O père ! à Djibrîl nous annonçons ta mort ! O père ! Combien tu es proche de ton Seigneur ! Puis, lorsqu’on l’a mis dans sa tombe elle dit : O Anas ! Comment vos âmes ont-elles pu accepter que vous versiez la terre sur l’Envoyé d’Allâh (PSL) ? » (Al-Boukhâri)

C’était le 12 Rabî` Al-Awwal, de l’an 11 après l’Hégire, soit le 8 juillet 633. Il avait alors 63 ans.

 

ISRA et MIRAJ ( Le voyage Nocturne )


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Le 27 rajab, les musulmans ont pris l’habitude de commémorer un grand évènement dans la vie de notre Prophète bien-aimé, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui. Il s’agit du voyage nocturne ; ce voyage extraordinaire qui se fit de la Mosquée sacrée vers les cieux en passant par la Mosquée de Jérusalem « beyt al-maqdis ».

Il est répandu chez les musulmans que cet évènement eut lieu la nuit du 27 rajab, mais il n’existe aucune preuve historique catégorique prouvant que ce voyage se produisit cette nuit. Au contraire, la nuit, le mois et l’année du voyage nocturne font l’objet de désaccord entre les savants. Les compagnons n’ont pas défini la date exacte de cet évènement car la connaissance de cette date n’a aucune utilité concrète.

Le voyage nocturne « al-isra » est ce voyage terrestre de la mosquée sacrée de la Mecque à la mosquée de Jérusalem. Ce voyage est énoncé par le Coran dans la sourate qui porte le même nom : « Gloire et pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur, de la mosquée al-Haram à la mosquée al-aqsa dont Nous avons béni l’alentour, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles » (17 :1).

Quant à l’ascension « al-mi’raj », il s’agit du voyage qui débuta de la terre vers les cieux. Elle fut énoncée dans la sourate « l’étoile » (an-najm) : « Il l’a pourtant vu, lors d’une autre descente, près du « lotus de la limite », près duquel se trouve le jardin de ma-wa, au moment où le lotus était couvert de ce qui le couvrait. La vue n’a nullement dévié ni outrepassé la mesure. Il a bien vu certaines grandes merveilles de son Seigneur » (53 : 13- 18)

Ce grand évènement se produisit pour réconforter le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, et pour raffermir sa volonté et sa détermination. Il vient prouver au Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, que ce qu’il rencontre de son peuple n’est pas à cause de la colère de Dieu contre lui, ni parce que Dieu l’aurait abandonné. Cet évènement vient répondre à l’invocation du Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, à son retour de at-Taïf : « Si tu n’es pas en colère contre moi, alors je ne me fais aucun souci ». Le voyage nocturne et l’ascension n’étaient pas des miracles pour défier les négateurs, mais pour honorer et soutenir le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui.

Le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, a été rejeté par la Mecque et at-Taïf. Il a été persécuté et a rencontré maintes épreuves.

Il a été rejeté par la terre, accueilli par le ciel, rejeté par les hommes, accueilli par les anges, rejeté par les humains, accueilli par son Seigneur.

On fit voyager le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, corps et âme, de la mosquée sacrée de la Mecque à la mosquée de Jérusalem, en montant « al-Bouraq », en compagnie de l’Ange Gabriel, que la Paix de Dieu soit sur lui. Il descendit à Jérusalem pour diriger la prière à laquelle prirent part les prophètes. Il attacha « al-Bouraq » à un anneau dans le mur de la mosquée de Jérusalem. Depuis, ce mur est appelé, le mur d’al-Bouraq, appelé à tort aujourd’hui par l’occupation israélienne : le mur des lamentations !!!

Puis, on le fit voyager cette même nuit vers le ciel en partant du rocher qui se trouve actuellement dans la mosquée du « dôme du rocher ». Gabriel demanda alors l’ouverture du ciel. Le premier ciel fut ouvert et le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, y vit Adam, le père de l’humanité. Il le salua, l’accueillit et confirma sa prophétie.

Puis, on l’éleva au deuxième ciel. Il y vit Yahya (Jean) et ‘Issa (Jésus). Au troisième ciel, il y vit Youssef (Joseph). Au quatrième ciel, il y vit Idriss. Au cinquième, Haroun (Aaron), au sixième Moussa (Moïse) et au septième Ibrahim (Abraham), que la Paix de Dieu soient sur eux tous. Comme les autres prophètes, Ibrahim le salua, l’accueillit, confirma sa prophétie et lui dit : « Passe le salam à ta communauté de ma part et informe les que la Paradis est formé de terre fertile est que ses plantations sont la formule : Gloire à Dieu, la louange est à Dieu, il n’est de dieu que Dieu et Dieu est le plus Grand. »

Puis, on l’éleva vers un lieu que Seul Dieu connaît où Il lui prescrit les cinq Prières. Elles étaient initialement fixées à cinquante prières. Mais sur le conseil de son frère Moussa (Moïse), il ne cessa de demander à Dieu de les alléger. Dieu les réduisit alors à cinq et dit : « Chez Moi, la parole ne change pas, elles sont dans l’action cinq, et cinquante en récompense ».

Lors de ce voyage, le Prophète vit plusieurs choses :

– On lui proposa du lait et du vin (avant son interdiction). Il choisit le lait. On lui dit alors : « Telle est ton aspiration naturelle « fitra » et celle de ta communauté ».

– Il vit l’ange Malik, le gardien de l’Enfer qui ne sourit jamais et dont le visage ne laisse apparaître aucune joie.

– Il vit le Paradis et l’Enfer.

– Il vit des hommes auxquels on sectionnait les lèvres avec des ciseaux de feu. Il dit à Gabriel : « Qui sont-ils ? » Il dit : « Ce sont les prêcheurs de ta communauté qui commande le bien aux gens mais s’oublient eux-mêmes alors qu’ils récitent le Livre, sont-ils dépourvus de raison ? » Dans une autre version : « Ce sont ceux qui appellent aux troubles « fitna » »

– Il vit le châtiment des médisants. Ils se griffent le visage avec des ongles de cuivre. Puis, leurs visages reprennent leurs formes pour les griffer à nouveau …et ainsi de suite.

– Il vit des gens dont les ventres ressemblaient à des maisons à l’intérieur desquels se trouvent des vipères que l’on peut voir de l’extérieur. Ce sont ceux qui mangent le produit de l’usure « riba ».

– Il vit le châtiment des fornicateurs. Ils ont devant eux une bonne chair à côté d’une chair mauvaise et puante. Ils mangent la chair mauvaise et puante et délaisse la bonne.

Le matin, le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, informa son peuple des signes merveilleux que Dieu lui fit montrer. Ils l’accusèrent de mensonge et lui demandèrent de leur décrire Jérusalem. Dieu lui dévoila alors Jérusalem et il se mit à décrire. Il leur dit : la preuve de ce que je vous dis est que je suis passé par une caravane à vous à tel endroit. Ils égarèrent un chameau et c’est untel qui l’a récupéré pour eux. Dans leur chemin, ils passeront par tel endroit et arriveront tel jour. Le chameau qui est à la tête de cette caravane est brun, il porte un tapis noir et deux jarres noires. Lorsqu’arriva le jour désigné par le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, les gens sortirent la mi-journée attendre la caravane. Elle arriva, à sa tête le chameau correspondant à la description du Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui. Ils interrogèrent les gens de la caravane qui confirmèrent les dires du Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui.

Enseignement :

– Le Prophète dirigea la Prière, les prophètes rangés derrière lui, puis chacun d’eux l’accueillit dans chaque ciel indiquant par-là que l’imamat fut transférée au Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, qu’il est l’ultime envoyé de Dieu, qu’il est le meilleur d’entre eux et que son message est venu clôturer l’édifice commencé par les prophètes précédents. Le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, dit : « Mon cas par rapport aux prophètes m’ayant précédé est tel celui d’un homme qui avait construit une maison irréprochable à laquelle il manquait une brique à l’un de ses angles. Les gens la visitaient, l’admiraient en se demandant : Si seulement cette brique était posée ?! Je suis cette brique et je suis le dernier des prophètes »

– Lorsqu’on proposa du lait et du vin au Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, il choisit le lait. On lui dit alors : « Telle est ton aspiration naturelle et celle de ta communauté » Cela signifie que l’islam est la religion de la « fitra » dans le sens où ses enseignements conviennent parfaitement à la nature humaine. S’il est exposé d’une manière saine et authentique, la raison ne peut que l’accepter, sauf si celle-ci est aveuglée par les passions.

– Lors de l’ascension, les cinq Prières quotidiennes furent instaurées. Le principe de la Prière était déjà instauré à la Mecque. En effet, le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, et les compagnons accomplissaient deux unités de prière le matin et deux autres le soir. Les cinq Prières furent instaurés pour qu’elles soient l’ascension du musulman vers son Seigneur ; pour qu’elle l’élève tous les jours spirituellement ; pour l’arracher du monde de l’insouciance et de la cupidité. Le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, dit : « Dieu, Exalté, dit : J’ai partagé la Prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties, et Mon serviteur aura ce qu’il demande. Lorsque le serviteur dit : « La louange est à Dieu, le seigneur des mondes ». Dieu dit : « Mon serviteur m’a loué ». Lorsque le serviteur dit : « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ». Dieu dit : « Mon serviteur m’a fait des éloges » Lorsque le serviteur dit : « Maître du Jour de la rétribution ». Dieu dit : « Mon serviteur M’a glorifié » Lorsqu’il dit : « C’est Toi Seul que nous adorons, et c’est Toi Seul dont nous implorons secours » Dieu dit : « Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et à Mon serviteur ce qu’il demande » Lorsqu’il dit : « Guide-nous dans le droit chemin, Le chemin de ceux que Tu as comblés de tes faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés » Dieu dit : « Ceci est pour Mon serviteur, et à Mon serviteur ce qu’il demande ».

La Prière est le plus beau cadeau que nous a laissé cet évènement du voyage nocturne.

– Enfin, le voyage nocturne a créé un lien indissociable entre la mosquée sacrée de la Mecque et la mosquée de Jérusalem « al-masjid al-aqsa ». Dieu les a liés dans Son Livre pour que le musulman ne fasse aucune distinction entre ses deux mosquées. Le musulman ne saurait négliger ou abandonner l’un de ces deux lieux sacrés. S’il abandonne l’un des deux, il finira par abandonner l’autre. Si les musulmans négligent la mosquée d’al-aqsa ; négligent Jérusalem et la Palestine, il ne serait pas improbable qu’ils finissent par négliger la mosquée du Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, ou la mosquée sacrée de la Mecque.

La commémoration du voyage nocturne vient nous rappeler que Jérusalem est une question relative à notre religion et à notre foi. Elle vient nous rappeler que Jérusalem doit être dans le cœur de chaque musulman, de génération en génération, jusqu’à la libération de Jérusalem ; jusqu’à la libération de la Palestine. Jérusalem est et restera arabe et musulmane.

Moncef Zenati

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/// ATTENTION CET HADITH EST FAIBLE ////

Le Prophète (saws) a dit: « Quiconque jeûne le vingt-septième jour de Rajab, Dieu inscrit pour lui la récompense de soixante mois« . Et selon Abû Hurayra, et Salmân al-Fârisî -que Dieu soit satisfait d’eux- le Prophète (saws) a dit: « Il y a dans le mois de Rajab un jour particulier, et une nuit particulière, quiconque jeûnera l’un et veillera l’autre, recevra la récompense de celui qui aurait jeûné et veillé cents ans », Extrait des »Sahiih » Boukhaari et Muslim. «

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Le jeûne du 27 Rajab
Question
Y a-t-il une récompense ou un mérite spécifique au 27ème jour du mois de Rajab ? Peut-on jeûner ce jour ? Est-il vrai que le Voyage Nocturne et l’Ascension du Prophète — paix et bénédictions sur lui — (Al-Isrâ’ wal-Mi`râj) ont eu lieu durant la nuit du 27 Rajab ?
Réponse de Sheikh Yûsuf Al-Qaradâwî
Les jours de jeûne que les gens s’imposent sans un texte ni une preuve de la Sharî`ah comptent parmi les types de jeûne interdits. Le jeûne du 27 Rajab, en pensant que ce jour correspond au lendemain de la nuit du Voyage Nocturne et de l’Ascension (Al-Isrâ’ wal-Mi`râj), en est un exemple.
Certaines personnes jeûnent ce jour afin d’exprimer leur gratitude et leur reconnaissance envers Allâh — Exalté soit-Il — pour la bénédiction du Voyage Nocturne et de l’Ascension du Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Il est certes important pour le Musulman de faire preuve de reconnaissance à l’occasion des événements porteurs de bénédictions pour la communauté musulmane. Ces occasions sont nombreuses.
Cependant, la gratitude ne signifie pas nécessairement que le Musulman s’impose un jeûne. Allâh — Exalté soit-Il — rappelle les nombreuses bénédictions qu’Il accordées aux musulmans en disant : « Ô vous qui croyez ! Rappelez-vous le bienfait d’Allâh sur vous, quand des troupes vous sont venues et que Nous avons envoyé contre elles un vent et des troupes que vous n’avez pas vues. » [1] Cependant, Allâh — Exalté soit-Il — ne leur a pas demandé de jeûner et ils ne l’ont pas fait de leur propre chef.
Dans son excellent livre Zâd Al-Ma`âd, l’Imâm Ibn Al-Qayyim rapporta qu’Ibn Taymiyya dit : « Il n’est rapporté que quelque musulman ait attribué un quelconque mérite ou privilège à la nuit du Voyage Nocturne et de l’Ascension. Aucun Compagnon ne l’a fait. C’est pour cette raison que l’on ne peut dater précisément cet événement. » Ibn Al-Qayyim écrivit : « Il n’y a pas de preuve claire indiquant le mois ou la date exacte où cet événement se produisit. En fait, de nombreuses narrations existent à cet égard mais aucune n’est concluante. Il n’y a aucun rituel spécifique à cette occasion. »

Ainsi est-Il clair qu’il n’y a aucune preuve explicite permettant de dire que la nuit du Voyage Nocturne et de l’Ascension correspond au 27 Rajab, en dépit de l’idée communément reçue à ce sujet.