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SAWS est l'abrégé de : Salla Allahou alayhi Wa Salam
"Allah et ses Anges prient sur le Prophète. O croyants, priez pour lui et louez-le."
( Sourate 33, verset 56 ).

Et d'aprés Al-Husayn, le Prophète ( Salla Allahou alayhi wa Salam ) a dit :
"L'égoîste, c'est celui qui ne prie pas sur moi quand mon nom est prononcé en sa présence.",
Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, an-Nassa'î.

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Ramadan, Que manger lors du repas du soir ? ( Conseil du Naturopathe, Stéphane Tetart )

Le naturopathe Stéphane Tétart donne quelques conseils pour bien rompre le jeûne du Ramadan avec un repas du soir (Iftar) très équilibré. Stéphane Tétart est co-auteur avec Vanessa Lopez du livre : « Secrets de Naturopathes » paru aux éditions Leduc.

L'avis du médecin. Faire le ramadan avec un diabète : indications et contre-indications

En fonction de son état de santé et de l’évolution de son diabète, pratiquer un jeûne répété sur plusieurs jours présente des risques de complications. Quels sont les effets du jeûne sur la personne diabétique ? Comment le faire dans de bonnes conditions ? Quelles sont les indications médicales et les contre-indications ? Questions au Dr Laurence VITTAZ.

ramadan

  1. Que se passe-t-il dans l’organisme lorsque l’on jeûne ?
  2. Quels sont les risques liés au jeûne lorsqu’on est diabétique ?
  3. Dans quels cas le ramadan est-il contre-indiqué ?
  4. Qui consulter pour avoir un avis médical personnalisé ?
  5. Comment se déroule la consultation de préparation au ramadan ?
  6. Quels conseils donner aux personnes diabétiques avant le ramadan?

 

1. Que se passe-t-il dans l’organisme lorsque l’on jeûne (d’un point de vue physiologique) ?

Le glucose est indispensable à la vie puisque, sous l’action de l’insuline, il pénètre dans les cellules où il va servir à fabriquer de l’énergie pour vivre (ATP). Lorsque l’on mange, tout le glucose n’est pas utilisé immédiatement : une partie est stockée, essentiellement dans le foie, sous forme de glycogène. Lorsque l’on jeûne, la quantité de glucose circulant diminue, la production d’insuline aussi et, sous cette action, le foie va commencer à libérer ses réserves. Mais les réserves hépatiques ne sont pas infinies et ne permettent de couvrir qu’environ 24h de jeûne.

Après ces 24h, d’autres mécanismes se mettent en marche : du glucose peut ainsi être fabriqué à partir des protéines (muscles) ou des acides gras (tissu graisseux).

Ainsi, la production de glucose va se poursuivre jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de substrat… Si le jeûne se poursuit trop longtemps, ces phénomènes adaptatifs vont être dépassés, la production d’ATP deviendra insuffisante et les conséquences vont se faire sentir… La production hépatique de glucose est altérée chez le patient diabétique, la sécrétion d’insuline n’est pas non plus normale, et le patient peut parfois prendre des médicaments qui la stimulent : tout ceci peut entraîner des conséquences beaucoup plus rapidement délétères en cas de jeûne.

 

2. Quels sont les risques liés au jeûne lorsqu’on est diabétique ? (complications potentielles liées au diabète provoquées par le jeûne) ?

Il faut savoir de quoi on parle. S’il s’agit d’un du jeûne en tant que tel, le risque est principalement hypoglycémique. S’il s’agit du ramadan, on parle à la fois du jeûne mais également du rythme et du mode alimentaire complètement perturbés lorsque l’on peut manger aux horaires autorisés. Ce sont deux choses différentes.

Durant une période prolongée de jeûne, le patient ne pourra rien ingérer, ni de liquide, ni de solide. Le risque encouru est essentiellement un risque d’hypoglycémie, si le patient n’a pas pris soin de faire adapter son traitement en concertation avec son médecin.

De plus, lors du ramadan, au coucher du soleil, l’alimentation et l’hydratation sont de nouveau autorisées. Le risque est la surcharge d’apports alimentaires, dont les conséquences peuvent être l’hyperglycémie et la décompensation métaboliqueaigüe chez les personnes qui prennent leur traitement à des doses parfois inadaptées (en regard de leurs apports caloriques majorés). Elles risquent dans ce cas d’être carencées en traitement de part ces apports caloriques importants.

Consultation avec un patient porteur de pompe à insulineConsultation avec un patient porteur de pompe à insulinePrenons, par exemple, le cas d’un patient diabétique de type 2 dont la glycémie a augmenté à 3, voire 4 g/l : l’hyperglycémie se manifestera par une soif intense et une envie fréquente d’uriner. Une quantité élevée de glucose circulera dans son sang et l’organisme, en manque d’insuline, ne pourra plus utiliser ce glucose pour nourrir ses cellules. L’organisme va alors dégrader les graisses pour survivre et produire de l’acétone.

L’acétone va acidifier le sang et, si rien n’est entrepris, le patient va donc arriver en état d’acidocétose avec nécessité d’apport urgent d’insuline (la plupart du temps en milieu hospitalier). Il s’agit d’une grave complication du diabète. Il existe également un risque non négligeable de déshydratation, surtout en période de chaleur, ce phénomène peut être accentué par l’hyperglycémie (urines fréquentes et abondantes).

 

3. Dans quels cas le ramadan est-il contre-indiqué ?

Les règles concernant la dispense du ramadan sont très clairement indiquées dans le Coran :

La Sourate II verset 183 précise :
« Si le jeûne peut altérer de manière significative la santé du jeûneur ou lorsque la personne est malade , l’Islam l’exempte du jeûne».

Les Imams connaissent parfaitement ces règles. Il ne s’agit pas de mettre en péril sa santé.

Sourate II, verset 185
« Allah cherche à vous faciliter l’accomplissement de la règle, il ne cherche pas à vous la rendre difficile »

Le ramadan est contre-indiqué chez :

  • les enfants (estimés trop fragiles avant la puberté),
  • les sujets trop âgés, ces derniers ayant un risque important de déshydratation (notamment durant l’été, en période de canicule),
  • toutes les femmes enceintes (parmi elles, les femmes diabétiques enceintes ou les femmes enceintes atteintes de diabète gestationnel)

Et en cas de :

  • Diabète déséquilibré traité par insuline (sans schéma basal-bolus, sans insulinothérapie fonctionnelle)
  • Complications dégénératives du diabète non contrôlées (complications neurologiques, cardiovasculaires)
  • Maladie(s) ou infection(s) associée(s)

Il faut néanmoins savoir qu’il est possible pour les personnes malades ou fragiles de reporter des périodes de jeûne.

Sourate II, verset 184
« Celui d’entre vous qui est malade ou qui voyage jeûnera ensuite un nombre égal de jours ».

Par exemple, une personne qui a une grippe, peut interrompre le jeûne et reporter cette période à la fin du ramadan ou ultérieurement dans l’année.

Enfin, si une personne est dispensée de ramadan par l’Imam, par le Coran ou par son médecin, en raison d’une maladie chronique ou aigüe, elle peut également compenser cette période de jeûne.

Sourate II verset 184
« Ceux qui pourraient jeûner et qui s’en dispensent devront, en compensation, nourrir un pauvre »

La plupart du temps,  c’est en versant à la Mosquée l’équivalent monétaire d’un repas par jour (généralement entre 5 et 10 €) de façon à aider les indigents à pouvoir manger à leur faim.

 

4. Qui consulter pour avoir un avis médical personnalisé?

L’idéal est de consulter un diabétologue rompu à ce type de questions avant le début du ramadan. Malheureusement, les patients ne sont pas toujours bien conseillés et orientés par manque d’informations sur la pratique du ramadan :

  • soit le médecin consulté déconseille systématiquement le jeûne
  • soit il laisse le libre choix au patient de gérer son traitement durant le jeûne.

Le médecin doit être spécialisé dans le diabète :

  • Avoir une bonne connaissance de la pharmacopée (médicaments) antidiabétique (mode d’action des molécules)
  • Pouvoir adapter au mieux le traitement oral ou insulinique (suppression ou remplacement de médicaments, aménagement des prises)

 

5. Comment se déroule la consultation de préparation au ramadan ?

Faire le point sur la pratique religieuse :

Lors de la consultation, on s’aperçoit que le patient ne fait pas toujours le lien entre sa maladie et sa pratique religieuse. Il faut, à cette occasion, lui rappeler que le jeûne a une influence sur l’état de santé.

A l’occasion du ramadan, il est important :

  • d’informer sur les risques potentiels liés au jeûne
  • d’expliquer au préalable que le diabète est une maladie évolutive nécessitant des adaptations thérapeutiques régulières. Par conséquent, selon l’évolution de la maladie et les traitements utilisés, le ramadan sera probablement contre-indiqué un jour.

Vérifier l’existence de contre-indications :

En général, il n’y a pas d’examens spécifiques hormis ceux effectués habituellement par le médecin (hémoglobine glyquée etc…). Il est évident que le ramadan est déconseillé dans les cas suivants :

  • Patient trop âgé
  • Patient déséquilibré ayant des complications et dont on sait qu’un désordre métabolique, ne serait-ce que transitoire, pourrait aggraver son état de santé
  • Patient ayant un traitement trop compliqué à modifier, peu réceptif à un changement de traitement, ayant des difficultés à comprendre la langue.

 Adapter le traitement :

La question de la pratique du jeûne du ramadan se posera particulièrement pour des patients qui ont des traitements potentiellement pourvoyeurs d’hypoglycémie.

  • Traitement antidiabétiques oraux :

Par exemple, les sulfamides hypoglycémiants, lorsqu’ils sont en monoprise (une fois par jour : Amarel, Diamicron…) doivent être modifiés. En effet, ces médicaments ont une longue durée d’action et dans ce cas, il n’est pas question de les avaler lorsque l’on jeûne. A l’inverse, les glinides ou les sulfamides multiprises, que l’on ne prend qu’avant le repas, peuvent être poursuivis. Les biguanides (Metformine) peuvent être maintenus. Les inhibiteurs DPP4 ou gliptines, médicaments non hypoglycémiants, ne doivent être pris qu’au moment des repas.

  • Traitement insulinique :

Lorsqu’un patient est traité sous insuline basale qu’elle soit seule ou associée avec des comprimés ou avec des bolus d’insuline rapide, l’insuline basale doit être poursuivie, les bolus seront adaptés en fonction de la prise alimentaire, il n’y a donc pas d’incompatibilité absolue avec le jeûne. En revanche, les insulines rapides doivent être suspendues lorsqu’elles précèdent les repas qui n’ont pas lieu. Par contre, en cas de traitement avec des insulines pre-mélangées, soit le schéma insulinique est modifié, soit si cela est trop compliqué, voire impossible, le ramadan est alors contre-indiqué.

 

6. Quels conseils donner aux personnes diabétiques avant le ramadan ?

En premier lieu, consulter et discuter avec son médecin traitant ou son diabétologue avant le début du ramadan, ce sont les seuls interlocuteurs compétents pour juger de l’état de santé du patient et adapter son traitement. Il y a des risques que le ramadan pratiqué sans un suivi médical préalable aboutisse à certaines complications.

Renforcer l’autosurveillance glycémique: c’est indispensable pour suivre le ramadan.

  • Effectuer au moins une glycémie capillaire avant chaque repas et deux pendant le jeûne
  • Si la glycémie est inférieure à 0,70 g/l : rompre le jeûne et se resucrer immédiatement (sachant que le seuil de ressenti du malaise hypoglycémique est souvent bien inférieur). Une autosurveillance glycémique renforcée est d’autant plus recommandée en cas d’hypoglycémies habituellement peu ressenties.

Limiter l’activité physique et sportive durant la période de jeûne (particulièrement en cas de forte chaleur)

Le ramadan est fortement déconseillé aux personnes exerçant un métier nécessitant une activité physique intense et soutenue (notamment si le jeûne liquide est maintenu et si aucun aménagement de l’activité et des horaires de travail n’est possible). Le risque de malaise hypoglycémique est alors important.

Equilibrer son alimentation sur 2 ou 3 repas pendant la rupture du jeûne

Par exemple, éviter une grosse collation à 18h et un repas à 22h parce que l’apport est rapidement très calorique et augmente considérablement la glycémie, privilégier un seul repas.

Fédération Française des Diabétiques

37-39 Avenue Ledru Rollin – 75012 Paris
Tél. : 01 40 09 24 25
E-mail : afd@afd.asso.fr

 

Source : http://www.afd.asso.fr/diabete-et/ramadan/avis-du-medecin

Pour passer un bon mois de Ramadan, Voici les conseils d'un Naturopathe ( Stéphane TETART )

Eviter tout ceux qui est Rafiné, Transformé, et manger légèrement vous permettra de passer un très bon Mois de Ramadan, et de ressentir un bien être physique et mental, une bonne énergie, inch Allah.

Le soir, il faut manger :
– Manger très très Légèrement (comme il est écrit dans les textes),
– Très peu de chose Sucré,
– Très peu de chose Rafiné,
– Pas de céréale Rafiné,
– Un peu de viande légère accompagné de légume avec un petit filet d’huile et des épices,
– Des fruits, car ils sont très hydratants et revitalisants,

Le matin, pour ceux qui souffre trop de soif pendant la journée :
– Boire un lait de Coco ou une eau de coco, car c’est très hydratant et reminéralisant

Source : www.tetart.com

Conseils pratiques pour éviter le piège de la médisance.


Conseils pratiques pour éviter le piège de la médisance.

Qu’est-ce que la médisance ?

Avez-vous déjà rencontré une personne coupable de cannibalisme ? Probablement pas, pourtant si on devait donner un surnom à ceux d’entre nous qui s’adonnent à la médisance ce serait : des cannibales. C’est ainsi qu’on décrit la médisance en Islam. Nous sommes nombreux à savoir cela.

Allah soubhanahou Wa Ta’ala nous met en garde :

« Ô vous qui avez cru! Évitez de trop conjecturer [sur autrui] car une partie des conjectures est péché. Et n’espionnez pas; et ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort? (Non!) vous en aurez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux » [Sourate des Appartements (Al-Hujurât), 49:12].

Comme nous a enseigné le Prophète (paix et bénédictions sur lui), médire.

« C’est le fait de parler de ton frère d’une façon qui ne lui plairait pas ». Certains demandèrent : « Qu’en penses-tu, si ce que je dis de mon frère est vrai ? » Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) répondit : « Si ce que tu dis sur lui est vrai, tu te seras rendu coupable de médisance. Mais si ce que tu dis sur lui est faux, tu l’auras alors calomnié ».

Pourquoi les gens s’adonnent-ils à la médisance ?

Lorsqu’une personne aime médire à propos d’autrui, c’est normalement dû à une ou plusieurs des causes suivantes :

L’ignorance.
Le manque de confiance en soi.
L’envie.
L’ennui/la perte de temps.
Vouloir impressionner autrui.
Une foi faible.

Que doit-on faire lorsque les gens commencent à médire ?

Parfois, on a le sentiment d’être entrainé dans des situations où la médisance prend le dessus. Bien que l’on aimerait vraiment éviter de telles circonstances, on ne sait pas toujours comment éviter ce genre de conversation et encore moins comment y mettre fin. Voici quelques conseils utiles incha’Allah :

1. Faites l’éloge de la personne en question.

Observez votre foi monter en flèche lorsque vous défendez la personne qui est sujet à médisance. Le Prophète (paix et bénédiction sur lui) a dit :

« Celui qui défend l’honneur de son frère alors qu’il est absent, c’est un devoir pour Allah que de l’affranchir du feu ». (Tirmidhi).

Il se peut que pendant un moment vous hésitiez à prendre la défense de cette personne, mais trouvez le courage ! Une fois que vous aurez prononcé les premiers mots, vous vous sentirez bien d’avoir eu la bonne attitude, et les gens autour de vous se rendront compte qu’ils sont en train de gaspiller leur temps dans des conversations inutiles.

2. Allez chercher la vérité.

Même si cela peut être perçu comme scandaleux, vous pouvez demander à la personne médisante de vous accompagner pour aller voir la personne concernée et vérifier si les propos rapportés sont authentiques. Vous n’êtes pas réellement obligé d’aller vérifier, c’est toutefois une action qui fait partie de la sounna. En effet, nous ne devons pas mentir sur les autres et ternir leur réputation surtout si cela repose sur des rumeurs.

3. Expliquez que cela ne vous concerne pas.

C’est probablement la partie la plus difficile quand on se retrouve avec un groupe d’amis qui se met à médire d’autrui, mais c’est important de leur rappeler que la vie des autres ne les concerne pas à moins qu’ils en discutent d’une façon convenable. Vous pouvez également encourager la personne à ne pas parler en mal d’autrui en lui disant que ce qu’elle dit ne vous intéresse pas ou ne vous concerne pas. Puis essayez de trouver un sujet de discussion autre que parler sur autrui !

Il est rapporté qu’Al-Hassan Al-Basri (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit :

« Parmi les signes qui indiquent qu’Allah se détourne du serviteur, est le fait qu’Il le fasse se préoccuper de ce qui ne le concerne pas ».

4. Mettez-vous à sa place.

Posez cette question à la personne médisante (ou bien à vous-même le cas échéant) : « Que ressentiriez-vous si ces vicieuses rumeurs étaient sur vous ? » Cela devrait amener la personne à regagner un sens d’intégrité, à se mettre à la place de l’individu dont elle vient juste de parler et avec un peu de chance à éviter de médire sur quelqu’un d’autre.

5. Changez de sujet.

Si vous avez essayé les démarches susmentionnées sans obtenir de résultat, essayez de changer la discussion et trouvez un autre sujet qui peut intéresser vos interlocuteurs, ou bien demandez leurs de vous parler d’eux-mêmes.

6. Partez.

Si vos efforts n’aboutissent à rien, et bien partez, tout simplement. Allah nous dit dans le Coran :

« Quand tu vois ceux qui pataugent dans des discussions à propos de Nos versets, éloigne-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils entament une autre discussion. Et si le Diable te fait oublier), alors, dès que tu te rappelles, ne reste pas avec les injustes. » [Sourate des Bestiaux (Al-An’am), 6:68].

Comment délaisser la médisance ?

Qu’en est-il si c’est vous qui êtes à l’origine de ces discussions inutiles ?

Retenez votre souffle et rappelez-vous les conseils suivants avant de dire un mot.

1. Rappelez-vous que la médisance est un péché majeur en Islam et qu’elle figure parmi les causes de l’entrée en enfer

2. Posez-vous la question suivante :

« Est-ce que la personne dont je vais parler aimerait ce que je m’apprête à dire ? Aurais-je eu le courage de dire la même chose si cette personne était présente ? Serais-je fier de moi-même après avoir parlé ? ».

Vous pouvez vous épargner les remords et les excuses qui vont avec, simplement en vous posant ces questions. En plus, essayez de vous rappeler ce que vous avez ressenti la dernière fois que vous avez appris que l’on parlait en mal de vous.

3. Est-ce utile pour quiconque d’être au courant ?

Allah soubhanahou Wa Ta’ala dit :

« Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humbles dans leur Salât, qui se détournent des futilités et Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages; et qui, lorsqu’ils passent auprès d’une frivolité, s’en écartent noblement et quand ils entendent des futilités, ils s’en détournent ». [Sourate du Récit (Al-Qasa), 28:55].

Ces versets décrivent le comportement que l’on doit avoir lorsqu’on discute. Un conseil précieux qui vous aidera à couper court aux conversations téléphoniques et à discuter que de ce qui est important.

4. Est-ce nécessaire pour quiconque d’être au courant ?

Même si c’est le cas, est-ce que votre intervention est nécessaire ? Parfois shaytan nous piège en nous faisant croire que l’on se sentira plus important en médisant sur les autres et en les rabaissant. Demandez-vous plutôt comment vous pouvez améliorer votre caractère et votre propre vie.

5. Imaginez que la personne dont vous parlez peut entendre tout ce que vous dites à son propos.

Quelle serait donc votre réaction ? Sachez qu’Allah soubhanahou Wa Ta’ala est le Clairvoyant, l’Audient, et l’Omniscient. N’oublions pas le Jour où chacun sera tenu responsable de ses actes dans ce bas monde. La médisance aura un reflet négatif sur votre caractère.

6. Faites attentions à vos fréquentations.

Évitezla compagnie des gens qui ont l’habitude de s’adonner à la médisance. Identifiez les moments où il y a médisance et consacrez-les plutôt à faire des tâches utiles où même mieux, consacrez-les à sensibiliser les autres sur les méfaits de la médisance!

7. En êtes-vous sûr à 100% ?

Diffuser de fausses informations est une calomnie qui peut causer de la discorde au sein de la communauté. Allah soubhanahou Wa Ta’ala dit :

« Pourquoi, lorsque vous l’avez entendue [cette calomnie], les croyants et les croyantes n’ont-ils pas, en eux-mêmes, conjecturé favorablement, et n’ont-ils pas dit : C’est une calomnie évidente? » [Sourate de la Lumière (An-nûr), 24:12].

8. Réjouissez-vous du temps et des récompenses que vous allez gagner.

En arrêtant cette mauvaise habitude sans mentionner les bonnes actions que vous accumulerez et effaceront les mauvaises. Vous serez étonné du temps et de l’énergie que vous gagnerez, sans oublier la récompense divine dans l’Au-delà incha’Allah.

9. Recherchez les qualités chez les gens.

Si vous devez vraiment parler d’une personne absente, parlez de ses qualités, comme à quel point elle travaille dur, à quel point elle est drôle et humble au lieu de parler de ses défauts. Comme je le dis souvent : « nous sommes prompt à détecter les défauts des autres, mais pas les notre ».

10.Extérioriser d’une manière différente.

Si vous ressentez le besoin urgent de répandre une nouvelle et que vous ne pouvez plus la garder pour vous-même, écrivez-le dans votre journal ou sur un bout de papier. Relisez ce que vous avez écrit après quelques jours et demandez-vous si vous voulez vraiment montrer au monde entier que vous n’êtes pas assez digne de confiance pour garder un fait confidentiel pour vous-même ! Débarrassez-vous du papier et des pensées négatives ! Disciplinez votre esprit à penser positivement des autres.

11. Repentez-vous et ayez l’intention d’arrêter la médisance.

Gardez à votre portée les versets et les Hadiths se rapportant à ce péché. Mettez-les en fond d’écran de votre ordinateur, écrivez-les sur un tableau (de cette façon ils seront également visibles pour les autres !). Enfin, invoquez Allah soubhanahou Wa Ta’ala pour qu’il vous aide dans votre démarche, soyez patient et persévérant. Rappelez-vous :

« Que celui qui croit en Allah et au Jour Dernier, qu’il ne dise du bien ou qu’il se taise. » [Al-Boukhari].

On a demandé au Prophète (paix et bénédiction sur lui) :

« Ô Messager d’Allâh ! Quel est le meilleur Islam ? » Il répondit : « Celui dont les musulmans sont en sécurité concernant ses paroles et ses actes. » [Al Boukhari et Mouslim].

Et si jamais quelqu’un dit du mal de vous en votre absence ?

Envoyez-lui un cadeau ; Il est en train de vous offrir ses hassanats !

On a dit à une personne : « untel est en train de dire du mal à ton propos ». Il lui a envoyé un plat de dattes, avec un message : « j’ai entendu que vous m’avez offert vos hassanats et je veux bien vous remercier en vous offrant ces dattes ; tout en m’excusant du fait que mon cadeau n’est pas à la hauteur de ce que vous méritez ».

Bien que cela puisse paraître amusant, cela requiert un sens de la dignité de se lier d’amitié avec la personne qui vous a calomnié.

Pour conclure, ayez l’intention de purifier votre cœur dès aujourd’hui, et mettez en œuvre les conseils ci-dessus mentionnés pour améliorer votre vie. Si vous avez d’autres conseils, partagez-les avec nous en commentaire !

Par Jihan Anwar pour MusulmanProductif.com.