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SAWS est l'abrégé de : Salla Allahou alayhi Wa Salam
"Allah et ses Anges prient sur le Prophète. O croyants, priez pour lui et louez-le."
( Sourate 33, verset 56 ).

Et d'aprés Al-Husayn, le Prophète ( Salla Allahou alayhi wa Salam ) a dit :
"L'égoîste, c'est celui qui ne prie pas sur moi quand mon nom est prononcé en sa présence.",
Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, an-Nassa'î.

Fatwa – islam à tous

Musulmans de France, Avis religieux, Fatwa concernant les actes rituels funéraires des victimes du coronavirus Covid-19

Avis religieux, Fatwa concernant les actes rituels funéraires
des victimes du coronavirus Covid-19.

En cette période difficile d’épidémie, certaines personnes atteintes par le virus trouvent la mort, que Dieu leur accorde Sa miséricorde et la patience à leurs familles.

Devant cette épreuve exceptionnelle, il est de la responsabilité de chacun à se protéger et à protéger les autres pour sauvegarder le maximum de vies.

Dans ces circonstances particulières, des questions se posent par rapport aux rituels islamiques concernant le défunt, et comment les appliquer dans ce contexte spécifique, qui exige de prendre toutes les mesures de précaution contre la propagation du virus, tout en observant tant que possible les règles religieuses du traitement digne du défunt.

Les actes rituels vis-à-vis du défunt dans la tradition musulmane comportent essentiellement quatre pratiques: le lavage de son corps, l’enveloppement du corps dans des linceuls, la prière mortifère et l’enterrement. A noter que la religion musulmane interdit l’incinération du corps du défunt.

1 – Le lavage du corps « Taghcil ».

Le lavage du corps du défunt est une « obligation collective », qui incombe à l’ensemble des musulmans dans les cas ordinaires, selon l’avis très majoritaire des savants musulmans. Certains jurisconsultes estiment que le lavage est recommandé, une « sunna ». Cependant en cas exceptionnel, comme en période des épidémies, des savants ont autorisé d’enterrer le mort atteint par l’épidémie sans lavage. C’est l’avis du malékite « Ibn Habib », qui est validé par « Al-Maziri ».

Vu les mesures sanitaires exceptionnelles exigées dans le contexte actuel, cet avis dérogatoire est donc à suivre en ces circonstances.

2 -L’enveloppement du corps du mort par des linceuls « Takfin ».

Envelopper le corps du défunt est une obligation collective qui incombe à l’ensemble des musulmans dans les cas ordinaires, selon l’avis majoritaire des savants musulmans, mais dans les cas exceptionnels, comme celle des épidémies, il est impératif de suivre la même dérogation concernant le lavage, en autorisant l’enterrement du corps sans l’envelopper dans des linceuls et enterrer le défunt avec les vêtements qu’il portait. Dans la tradition musulmane, le prophète Mohammed (SBDSL) a autorisé d’enterrer les martyrs de « Uhud » sans lavage ni enveloppement de leurs corps dans des linceuls.

Ainsi, toute mesure sanitaire d’enveloppement des dépouilles dans le cas des situations infectieuses graves devra être appliquée.

3 – La prière mortifère.

La prière mortifère est une obligation collective selon la majorité des savants musulmans, à l’exception d’un avis minoritaire la considérant recommandée « sunna ».

Dans le cas des morts par le virus, si la prière n’est pas possible à célébrer avant l’enterrement du mort, en application des mesures sanitaires exigées, il est possible d’effectuer la prière mortifère sur le mort après son enterrement, selon l’avis des hanafites. Il est possible également de célébrer la prière mortifère de l’absent « salat al-ghaieb » sur le défunt sans la présence de son corps.

4 – L’enterrement.

L’enterrement du défunt musulman est également une obligation collective qui incombe à l’ensemble des musulmans. Il est recommandé, dans la mesure du possible, d’enterrer le mort musulman dans un carré musulman.

Nous implorons Dieu, le Tout Miséricordieux, de protéger toute l’Humanité, des calamités de cette épidémie et de nous préserver de tout mal.

Musulmans de France.
La Courneuve, le 20 Mars 2020.

http://www.musulmansdefrance.fr/

Fatwa, fetfa, fetva

Fatwa, fetfa, fetvaFatwa, fetfa, fetva

Une fatwa ou fetfa, ou fetva (arabe : فتوى fateha[fatwā], avis juridique, au pluriel : fatāwa) est, dans l’islam, un avis juridique donné par un spécialiste de loi islamique sur une question particulière. En règle générale, une fatwa est émise à la demande d’un individu ou d’un juge pour régler un problème où la jurisprudence islamique n’est pas claire. Un spécialiste pouvant donner des fatāwa est appelé un mufti.

Contrairement à l’opinion répandue, une fatwa n’est pas forcément une condamnation : il s’agit d’un avis religieux pouvant porter sur des domaines variés : les règles fiscales, les pratiques rituelles ou encore l’alimentation.

Qui peut émettre une fatwa ?

Comme il n’existe pas de clergé dans l’islam sunnite, il n’y a pas de règle unanimement acceptée pour déterminer qui peut émettre une fatwa ; certains musulmans se plaignent que trop de gens se considèrent comme qualifiés pour en émettre.

Le sunnisme est en partie décentralisé : différents muftis peuvent émettre des fatwas contradictoires ; la conséquence d’un tel événement varie selon le pays.

    * Dans un pays où la loi islamique est la base du droit civil et droit pénal, les fatwas sont débattues par les prélats nationaux avant d’être émises, après qu’un consensus a été obtenu. Dans ces cas, ils sont rarement contradictoires et ont force de loi. Si, malgré tout, une contradiction apparaît, les autorités nationales tranchent, émettant souvent une interprétation de compromis.
    * Dans les pays où la loi islamique n’est pas la base du droit national, les fatwas contradictoires coexistent. Les croyants suivent alors celles qui ont été émises par un membre de la même tradition qu’eux-mêmes. Ainsi, un sunnite suivra rarement une fatwa émise par un religieux chiite, et vice versa.

Néanmoins, une fatwa ne reste qu’un avis juridique n’ayant autorité que dans le cadre d’un code législatif ou s’il est adopté.

références :