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SAWS est l'abrégé de : Salla Allahou alayhi Wa Salam
"Allah et ses Anges prient sur le Prophète. O croyants, priez pour lui et louez-le."
( Sourate 33, verset 56 ).

Et d'aprés Al-Husayn, le Prophète ( Salla Allahou alayhi wa Salam ) a dit :
"L'égoîste, c'est celui qui ne prie pas sur moi quand mon nom est prononcé en sa présence.",
Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, an-Nassa'î.

Sunna – islam à tous

Est-ce que la masturbation est autorisée en Islam ?

Le statut de la masturbation et la manière de la traiter

Question :

Est-ce que la masturbation est autorisée en Islam ?

Réponse :

Louange à Allah

Premièrement, le Saint Coran.

Ibn Kathir (Puisse Allah lui accorder sa miséricorde) a dit : «  L’imam Shafii et ceux qui sont de son avis soutiennent la prohibition de la masturbation en s’appuyant sur ce verset dans lequel le Très Haut dit : « et qui préservent leurs sexes, (de tout rapport), si ce n’ est qu’ avec leurs épouses ou les esclaves qu’ ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs;» (Coran, 24 : 5-7). Shafii dit dans le chapitre du mariage : « Il est clair que leur préservation de leur sexe contre tout sauf leurs épouses et leurs concubins exclut tout ce qui n’est pas leurs épouses et leurs concubines. Cette idée est encore mise en relief en ces termes : « alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs » (Coran, 24 :7). Aussi n’est-il pas permis d’utiliser le sexe que dans les rapports (intimes) avec l’épouse ou la concubine. La masturbation n’est donc pas permise. Allah le sait mieux. (Extrait du livre al-Umm de Shafii).

D’autres ulémas fondent leur opposition à la masturbation sur les propos du Très Haut : «  Et que ceux qui n’ ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu’à ce qu’ Allah les enrichisse par Sa grâce..» (Coran, 24 : 33) parce que l’ordre relatif à la chasteté implique que l’on demeure patient devant ce qui lui est contraire.

Deuxièmement, la Sunna prophétique

Des ulémas se fondent sur le hadith d’Abd Allah Ibn Massoud (P.A.a) dans lequel il dit : « Jeunes et pauvres, nous accompagnions le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et il nous disait : ô jeunes, celui d’entre vous qui est capable de supporter les charges du mariage doit se marier car le mariage aide à baisser le regard et est plus à même  à protéger le sexe. Celui qui ne le peut pas doit pratiquer le jeûne car il est dissuasif (il le protège contre l’envie d’avoir des relations sexuelles prohibées) (rapporté par Boukhari, Fateh n° 5066).

Le législateur oriente ainsi les personnes incapables de se marier vers la pratique du jeûne, malgré la peine qui lui est inhérente. Il n’est pas orienté vers la masturbation qui est pourtant plus facile que le jeûne et vers laquelle l’on serait instinctivement plus poussé.

La question fait l’objet d’autres arguments, mais nous nous contentons de ceux déjà cités. Allah le sait mieux.

Quant au traitement à suivre par celui qui pratique la masturbation, voici quelques conseils et mesures de salut :

1°) Il faut que la recherche d’issue de cette habitude soit motivée par l’observance de l’ordre d’Allah et l’abandon de ce qui suscite Sa colère.

2°) Repousser cette habitude par la solution radicale qui est le mariage en se conformant à la recommandation du Messager d’Allah fait aux jeunes à cet égard.

3°) Repousser les intrigues et les mauvaises pensées et s’occuper de ce qui est utile ici-bas et dans l’au-delà car si l’on se livre aux intrigues, celles-ci risquent de se traduire dans la pratique et de s’enraciner pour devenir une habitude difficile à abandonner.

4°) Baisser le regard, car le fait de regarder les personnes et les belles photos et les desseins sans restriction peut conduire à l’interdit. C’est pourquoi le Très Haut dit : « Dis aux croyants de baisser leurs regards» (Coran, 24 :30) et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : «Ne faites pas suivre un regard par un autre » (rapporté par at-Tarmidhi, 2777 et déclaré ‘beau’ dans Sahih al-Djami’, 7953). Si le premier regard, qui peut être le fruit du hasard, n’entraîne aucun péché, le deuxième lui est interdit. De même, l’on doit s’éloigner des lieux où se trouvent des facteurs d’incitation des désirs charnels inhibés.

5°) S’occuper des divers actes cultuels de sorte à ne plus avoir en temps libre à consacrer à la désobéissance.

6°) Tenir compte du préjudice sanitaire de la masturbation qui consiste dans l’affaiblissement de la vision, des nerfs et de l’organe génital et des douleurs au dos et d’autres maux mentionnés par les médecins. A cela s’ajoutent des méfaits psychologiques tels que l’angoisse et l’instabilité de la conscience. Mais le plus grave réside encore dans les prières ratées à cause des bains rituels répétés et leur difficulté notamment en hiver, et l’annulation du jeûne.

7°) Détruire les fausses convictions car certains jeunes croient que cette pratique est permise parce qu’elle constitue un moyen de se protéger contre la fornication et la sodomie. Au contraire, la masturbation leur est presque assimilable.

8°) S’armer d’une forte volonté et se déterminer à ne pas se soumettre à Satan et éviter la solitude et ne pas dormir seul. Un hadith dit que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a interdit que l’on passe la nuit dans la solitude » (rapporté par l’imam Ahmad. Il est aussi cité dans Sahih al-Djami’, 6919.

9°) Utiliser le remède prophétique efficace et apte à atténuer l’intensité des désirs charnels et à calmer les instincts.Il faut d’ailleurs se méfier des propos bizarres tel que le fait de jurer de ne plus récidiver ou déclarer que le retour à la pratique reviendrait à renier sa foi. De même, il ne convient pas d’utiliser des médicaments qui apaisent les désirs charnels car ils représentent un danger pour le corps. La Sunna comporte des hadith qui interdisent l’usage de produits pouvant éradiquer les désirs charnels.

10°) Observer les règles religieuses au moment de se livrer au sommeil comme la lecture des dhikr destinés à cette occasion et le fait de se coucher sur le côté droit et éviter de se coucher sur son ventre car le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) l’a interdit.

11°) S’imposer la patience et la chasteté car nous avons l’obligation de nous passer des actes interdits même si nous éprouvons le désir de les commettre. Sachons que le fait de s’imposer la chasteté finit par nous en donner l’habitude. C’est ce qu’indiquent les propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : «  Allah rend chaste quiconque cherche à l’être ; rend riche quiconque se satisfait de ce qu’il a et aide à demeurer patient quiconque cherche à s’imposer la patience. Nul n’a reçu un don meilleur et plus ample que la patience ». (rapporté par Boukhari, Fateh, n° 1469).

12°) Celui qui commet cette désobéissance doit s’empresser au repentir et à la demande de pardon et à l’accomplissement des actes d’obéissance sans désespérer à cause du fait que la pratique relève des péchés majeurs.

13°) Enfin, il n’y a aucun doute que le recours à Allah, Son invocation avec humilité et la recherche de son assistance pour se délivrer de cette habitude constituent les plus importants remèdes car le Transcendant exauce l’invocation de celui qui l’invoque. Allah le sait mieux.

Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

L’importance du repas de fin de nuit, le Sohour

L’importance du repas de fin de nuit, le Sohour

 Durant le mois béni de Ramadan, de nombreux jeûneurs se lèvent pour le repas de fin de nuit ( sohour ). Certains pensent qu’ils ressentiront moins la faim durant la journée, d’autres se plient seulement aux coutumes familiales et culturelles. Or, certains ne prennent malheureusement pas la peine de prendre ce repas…Mais savons-nous quelle est l’importance du repas de fin de nuit, plus communément appelé « al Sohour » ?

D’une sagesse sans précédent et des mérites considérables, intéressons-nous de plus près à ce repas qui est bien plus qu’un repas… Notre rappel est éclairé par l’ouvrage de Salim al Hilali et ‘Ali Hasan al Halabi, intitulé « Le jeûne du Ramadan comme l’a enseigné le Prophète (‘alayhi salat wa salam) ».

Le sohour ou « la différence entre notre jeûne et celui des gens du Livre »
Tout d’abord, rappelons que le jeûne a été prescrit aux musulmans mais également aux gens du Livre avant nous. En effet, Allah dit : {Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant-vous, peut-être atteindrez-vous la piété.} (Sourate 2 : Verset 183). Nous ne sommes donc pas la seule communauté à qui le jeûne a été prescrit. Cela constitue donc un point commun entre nous et les gens du Livre.

Cependant, notre jeûne se distingue du leur, notamment grâce au sohour. C’est ainsi que le Prophète (‘alayhi salat wa salam) ordonna de prendre ce repas afin de différencier notre jeûne de celui des gens du Livre. En ce sens, ‘Amr Ibn al-’As (qu’Allah l’agrée) a rapporté que le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) a dit : « La différence entre notre jeûne et celui des gens du Livre est le repas du sohour » (Rapporté par Muslim). Ainsi, ce repas a une sagesse considérable : il permet de ne pas ressembler aux non musulmans. Cela ne suffit-il pas pour considérer l’importance du sohour ?

« Allah et Ses anges prient pour ceux qui prennent le repas du sohour »
Les mérites du sohour sont remarquables. En effet, ce repas est une bénédiction. Cela a notamment été rapporté par Salaman (qu’Allah l’agrée) selon qui l’Envoyé d’Allah (‘alayhi salat wa salam) a dit : « La bénédiction se trouve en trois choses : le groupe, al Tharid (c’était une nourriture répandue à l’époque du Prophète ‘alayhi salat wa salam) et le sohour ». De même, Abu Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) a dit : « Allah a placé la bénédiction dans le sohour et dans le Kayl » (Le Kayl est une unité de mesure pour les grains). Ainsi, le Prophète (‘alayhi salat wa salam) a affirmé que le sohour était une bénédiction d’Allah. Comment pouvons-nous ignorer une bénédiction de notre Seigneur ? Nous devrions tout apprécier ce repas à sa juste valeur sobhanAllah.

De plus, le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) nous a même ordonné de ne pas délaisser ce repas. En effet, d’après ‘Abd Allah ibn al Harith (qu’Allah l’agrée), il (‘alayhi salat wa salam) a dit : « C’est une bénédiction qu’Allah vous a accordée. Ne l’abandonnez-donc pas ». Le sohour est une Sunna donc cette bénédiction d’Allah a été appréciée par le Prophète (‘alayhi salat wa salam). Le meilleur des hommes n’a pas délaissé ce bienfait de notre Seigneur. Qu’en est-il de nous ?

Par ailleurs, le plus grand mérite du sohour est probablement le fait qu’Allah pardonne à ceux qui le consomment. Au delà de la bénédiction qu’il représente, ce repas est une occasion de bénéficier du Pardon et de la Miséricorde du Tout-Puissant. SobhanAllah ce repas est un bienfait évident !

De même, les anges prient pour les serviteurs qui prennent le sohour. En effet, d’après Abu Sa’id al Khudri (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) a dit : « Le sohour est un repas béni. Donc ne l’abandonnez pas même si l’un de vous ne prend qu’une gorgée d’eau. Car Allah et Ses anges prient pour ceux qui prennent le repas du sohour ». SobhanAllah ! La prière d’Allah et de Ses anges sur nous, jeûneurs prenant le sohour, est un mérite incommensurable ! Cela devrait pousser les jeûneurs à se conformer à cette Sunna et à apprécier la valeur de celle-ci macha Allah !

Enfin, il ne faut pas délaisser cette bénédiction de notre Seigneur, d’autant plus que le Prophète (‘alayhi salat wa salam) a insisté sur son importance. Précisons tout de même que l’Envoyé d’Allah (‘alayhi salat wa salam) a affirmé que « le meilleur repas du sohour du croyant est la datte », d’après Abu Hurayra (qu’Allah l’agrée). Cependant, même si ce repas ne se compose que d’un verre d’eau, cela n’est pas gênant, l’essentiel étant d’honorer cette bénédiction d’Allah et de se conformer aux ordres de Son Messager (‘alayhi salat wa salam). Ce dernier (‘alayhi salat wa salam) ayant dit : « Venez au repas béni [c’est-à-dire le sohour] » (Rapporté par Ahmed). N’oublions pas que nous sommes sur terre uniquement afin d’obéir aux ordres d’Allah et de suivre la voie de Son Envoyé (‘alayhi salat wa salam). Le sohour constitue un moyen de tendre vers cet objectif, alors pourquoi s’en priver ?
Qu’Allah accorde Sa récompense aux jeûneurs prenant le repas béni. Puisse-t-Il accepter notre jeûne et notre entrée dans Son Paradis.

Par Oum Ayoub

Détermination du début et de la fin du Mois de RamaDân

ramadan

La Détermination du début et de la fin du Mois de RamaDân selon la Loi de L’Islam

 

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

Sachez qu’il y a douze mois lunaires qui sont dans l’ordre : MouHarram, Ŝafar, Rabî^ou l-’awwal, Rabî^ou th-thânî, Joumâda l-’Ôulâ, Jôumâda th-thânî, Rajab, Cha^bân, RmaDân, Chawwâl, Dhou l-Qa^dah et Dou l-Hijjah. Il sont tous de 29 ou 30 jours selon l’observation du croissant lunaire qui est une obligation d’ordre communautaire. Si le croissant est vu le 29 du mois après le coucher (du côté du couchant) alors demain sera le premier du mois suivant et cette nuit la nuit du premier sinon on complète le mois à trente jours. Pour confirmer le début du mois il faut l’observation de deux musulmans dignes de confiance (^adl), excepté le mois de RamaDân, où l’observation d’un seul musulman digne de confiance suffit.

Le Messager de Allâh, Salla l-Lâhou ^alayhi wa sallam a dit :

« الشّهر هكذا وهكذا »

Ce qui signifie : « le mois est de vingt neuf ou trente jours » [rapporté par Al-Boukhâriyy et Mouslim].

Le Messager de Allâh, Salla l-Lâhou ^alayhi wa sallam a dit aussi :

« لا تقَدّموا رمضان بيوم أو يومين صُوموا لِرُؤيَتِهِ وأَفْطِروا لرؤيته فإن غُمَّ عَلَيكُم فَأَكْمِلُوا عِدَّةَ شَعْبَان ثَلاثين يوماً »

(lâ taqaddamôu RamaDâna biyawmin ‘aw yawmayni Sôumôu lirou’yatihi wa’afTirôu  lirou’yatihi fa’in ghoumma ^alaykoum fa’akmilôu ^iddata cha^bâna thalâthîna yawman )

ce qui signifie : « N’anticipez pas RamaDân d’un jour ou deux. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si vous ne l’avez pas vue, poursuivez le compte de Cha^bân à trente jours » [rapporté par Al-Boukhâriyy et Mouslim].

Après ces éclaircissements donnés par la Sounnah pure, il n’est pas permis de se baser sur la parole d’un astronome pour déterminer le début ou la fin du mois de RamaDân. Ainsi on connaît le commencement et la fin de tous les mois lunaires par l’observation du croissant de lune. Les musulmans, qu’ils soient parmi les prédécesseurs (salaf) ou de leurs successeurs (khalaf), avaient adopté cette voie. Les savants jurisconsultes ont mentionné qu’il n’est pas permis de se fonder sur la parole d’un astronome pour déterminer le moment de l’apparition du croissant de RamaDân. Il est ainsi nécessaire d’observer, après le coucher du soleil du vingt neuvième jour de Cha^bân, le croissant de RamaDân. S’il est vu, le jeûne de RamaDân sera confirmé. Sinon, on complétera alors le mois de Cha^bân jusqu’à trente jours puisque les nuages en auront empêché l’observation.

Voyez comme Allâh, par Sa miséricorde, facilite pour vous l’accomplissement du bien : Le Messager de Allâh a interdit de commencer le jeûne sans avoir, soit vu préalablement le croissant de lune de RamaDân, soit complété le mois de Cha^bân par un trentième jour au cas où les nuages auraient empêché l’observation du croissant.

Les savants des quatre écoles sont unanimes pour dire que la base de la détermination du premier jour du mois de RamaDân est ce qui suit : « Le croissant sera guetté après le coucher du soleil du vingt-neuvième jour de Cha^bân [on observe du côté du couchant, juste après le couchant les vingt premières minutes environ]. S’il est vu, le jour d’après sera le premier jour de RamaDân, et s’il n’a pas été vu, le jour d’après sera alors le trentième jour de Cha^bân et le jour d’après sera donc le premier RamaDân ».

Nous devons nous fier à cela et ne donner aucune importance aux assertions des personnes qui se basent sur les calculs astronomiques pour déterminer le début et la fin du mois du jeûne.

Ainsi, le HâfiDH Waliyyou d-Dîn Al-^Irâqiyy décédé en l’an 826 H a dit : « L’ensemble des Châfi^iyy suit cet avis. Le jugement n’est donc lié qu’à l’observation visuelle ». Puis il a dit : « Et c’est aussi l’avis de Mâlik, Abôu Hanîfah, Ach-Châfi^iyy et l’ensemble des savants du Salaf et du Khalaf » – fin de citation.

Le grand savant Hanafite, Ibnou ^Âbidîn, décédé en l’an 1252 H, a dit dans son livre Raddou l-MouHtâr ^ala d-dourri l-Moukhtâr qui compte parmi les plus célèbres livres de savants Hanafites :

« قوْلُهُ: “لا عِبْرَةَ بِقَوْلِ المُوَقّتينَ” أيْ في وجوبِ الصومِ على الناسِ »

qui signifie : « sa parole “on ne donne pas de considération à la parole de ceux qui se basent sur le calcul” vise la détermination de l’obligation de commencer le jeûne pour les gens ». Puis il a dit :

« لا يُعْتَبَرُ قولهُمْ بالإجماعِ ولا يجوزُ للمنجّمِ أنْ يعملَ بحسابِ نَفْسِهِ »

qui signifie : « Leur parole n’est pas prise en considération, et ce à l’unanimité, et il n’est pas permis à l’astronome de jeûner en se basant sur ses propres calculs ».

Le grand savant Malikite, le Chaykh Mayyarah Al-Mâlikiyy (1072 H) a dit dans son livre « Ad-dourrou th-thamîn wa l-Mawridou l-Ma^în » :

« قال الشهاب القرافي عن سند : لو كان الإمام يرى الحساب في الهلال فأثبت به لم يتبع لإجماع السلف على خلافه »

qui signifie : « Ach-Chihâb Al-Qarâfiyy a dit, selon Sind : « Et si le gouverneur se base sur le calcul [astronomique] et qu’il affirmerait par cela le [début du] mois lunaire, on ne le suit pas car l’unanimité des gens du salaf vertueux est en opposition avec cela ». Le salaf vertueux désigne ici les savants sunnites des trois premiers siècles de l’hégire..

Ainsi, si un musulman ^adl, c’est-à-dire digne de confiance, voit le croissant de RamaDân dans n’importe quel endroit de la terre, il nous sera permis de jeûner selon l’école de l’Imam Abôu Hanîfah sur la base de sa vision.

Il convient donc d’avoir la certitude de la vision du croissant avant de s’endormir, car celui qui se lève le matin du premier jour de RamaDân et qui trouve les gens en train de jeûner alors que lui n’en a pas formulé l’intention la veille, celui-là verra son jeûne de ce jour invalidé.

Il est donc nécessaire d’accorder une attention particulière à l’observation du croissant de RamaDân. Pour cela, on se fonde sur la parole de quelqu’un de digne de confiance, comme l’ont précisé les jurisconsultes du Salaf et du Khalaf. Quant au fait de se baser sur les calculs pour la détermination des débuts des mois lunaires, cela constitue une transgression claire et explicite de ce qui a été rapporté du Prophète – Salla l-Lâhou ^alayhi wa sallam.

Notre conseil pour tout musulman est donc de s’attacher à ce qui a été dit par le Messager de Allâh – Salla l-Lâhou ^alayhi wa sallam – et à ce qui a été dit par les jurisconsultes des quatre écoles dont la communauté est unanime à reconnaître le haut degré.

Que le musulman apprenne les lois du jeûne avant que commence le mois de RamaDân. Qu’il apprenne ces lois auprès de gens de confiance et possédant la science nécessaire, ayant eux-mêmes appris cela auprès de gens également de confiance et possédant la science nécessaire, et ainsi de suite, de sorte qu’il y ait une chaîne de transmission remontant jusqu’au Messager de Allâh – Salla l-Lâhou ^alayhi wa sallam.

Ô Allâh apprends-nous ce qui nous est utile, fais que nous tirions profit de ce que Tu nous apprends. Aide-nous afin que nous accomplissions le jeûne, les veillées de prières et que nous entretenions nos liens familiaux. Ô Toi, Le Seigneur des mondes, Ô Allâh.

الحمد لله رب العالمين

La louange est à Allâh, le Créateur du monde.

Le jeûne du mois de Sha'ban

Le jeûne du mois de Sha’ban

Pourquoi jeûner ce mois ?

Car c’est une Sunnah de notre bien-aimé Prophète (alayhi salat wa salam):

D’après Aïcha (radhia-llahu anha) il n’y avait pas un mois où le Prophète ne jeunait plus, que pendant le mois de cha’ban. Car il jeunait entièrement le mois de cha’ban. Et dans une autre version : il jeunait (entièrement)cha’ban à part quelques jours.

(Rapporté par Boukhari et Mouslim Voir ryadh assalihine hadith n°1247)

Car les oeuvres sont élevées vers Allah durant ce mois:

D’après Uussamah ibn zayd : j’ai dit ô Messager d’Allah ! Je ne t’ai pas vu jeuner un mois autant que cha’ban? Il répondit:

« C’est un mois auquel les gens ne font pas attention, entre Rajab et Ramadan, et c’est un mois au cours duquel les oeuvres (al a’mal) sont montées au Seigneur de l’univers, et j’aime, alors que mon oeuvre est montée, être en état de jeune.« 

(ahmad dans son Musnad 201/5 et annassa-iy dans « kitab as-siyam », chapitre « sawm an-nabiy » numéro 2367 et al-albani l’a rendu hassan dans sahih at-targhib numéro 1022 page 425)

Il permet de mieux aborder le mois de Ramadhân:

Ibn Rajab (rahimahullah) dit :
« Il a aussi été évoqué comme sens pour le jeune de cha’ban que c’est comme un entrainement pour celui de Ramadan, ainsi il n’entrera pas dans le jeune de ramadan avec difficultés et peines mais plutot il aura été entrainé avant et en aura pris l’habitude, et il aura trouvé en jeunant cha’ban la douceur et le plaisir du jeune et donc, entrera dans la mois de ramadan avec force et tonus ! »

(Latâ-if al ma’ârif fima limawassim al-‘am min al-wathâ-if)

Le jeûne du mois de Sha’bân : Shaikh Al-‘Uthaymîn

Question : Quel est le jugement sur le fait de jeûner pendant le mois de Sha’bân ?

Réponse : Jeûner pendant le mois de Sha’bân est une Sunna, de même qu’il est Sunna d’en jeûner la plus grande partie, au point que ‘Aishah a dit : « Je ne l’ai pas vu jeûner plus que pendant le mois de Sha’bân. » (Al-Bukhârî). En raison de ce hadith, il convient de beaucoup jeûner pendant le mois de Sha’bân.

Les savants ont dit : le jeûne du mois de Sha’bân est semblable aux prières surérogatoires accompagnant les prières obligatoires. Il est semblable à une introduction au mois de Ramadhân et un acte surérogatoire accompagnant le mois de Ramadhân. C’est pour cette raison que le jeûne est prescrit pendant le mois de Sha’bân. De la même manière, le jeûne de six jours pendant le mois de Shawwâl a été prescrit, comme un acte surérogatoire avant et après l’acte obligatoire. Le jeûne pendant le mois de Sha’bân contient un autre profit qui est d’établir et de préparer l’âme au jeûne, afin qu’elle soit prête à jeûner le mois de Ramadhân, et que son accomplissement lui soit aisé.

Source : Fatâwâ Arkân Al-Islâm, n°443.

Quelques sagesses du jeune du mois de Cha’bân

Il comporte les mêmes bonnes actions que le mois de Ramadhân:

Ibn Rajab (rahimahullah) dit : « Etant donné que cha’ban est comme une introduction à ramadan, alors ce mois comporte les memes choses que lui comme jeune, lecture du coran, sadaqa etc..
Salama ibn Souhayl disait : »Le mois de cha’ban c’est le mois des lecteurs ! » Habib ibn Thabit disait lorsque cha’ban entrait : »C’est le mois des lecteurs ! » Et ‘Amrou ibn Qayss al-Moulay fermait sa boutique et se consacrait à la lecture du coran ! »

Il permet d’occuper les moment d’inattention par des actes d’obéissance:

« Il y a une indication qu’il est recommandable (isstihbab) d’occuper les moments d’inattention des gens, tout comme un groupe de salafs appréciaient le fait de vivifier le moment entre les deux ‘icha (le maghreb et l’ichaa) en faisant des prières et ils disaient « c’est une heure d’inattention ». C’est ainsi que dans le meme sens il a été recommandé d’évoquer Allah (subhanahu wa ta’ala) au marché car c’est une évocation (dhikr) dans un lieu d’inattention. (Ibn Rajab)

C’est une oeuvre entre le serviteur et Son seigneur:

Et parmi les bienfaits du fait de vivifier par les actes d’obéissance lors des périodes d’inattention : le fait que l’oeuvre est plus secrète, plus cachée(elle échappe à la vue) et ceci est meilleur pour les nawafil (actes surérogatoires), et surtout le jeune ! C’est un secret entre le serviteur et son Seigneur, et c’est pour cela qu’il a été dit sur le jeûne qu’il ne contenait pas d’ostentation, et il y avait des salafs qui ont jeuné pendant des années sans que personne ne le sache !!
Il y en avait un qui sortait de chez lui au souk avec 2 raghayif (sorte de galette de pain), il les donnait en sadaqa sur le chemin et alors sa famille pensait qu’il les avait mangé (car il était sorti avec) et les gens du souk pensait qu’il avait déjeuné chez lui !!

Ils appréciaient également pour le jeuneur de montrer ce qui peut cacher son jeune : d’après Ibnu Mass’ud (radhia-llahu anhu) a dit : « Lorsque vous etes au matin et que vous jeunez ,alors embaummez vous de dihan » (pommade pour dresser les cheveux et la barbe, pour avoir une belle apparence et ne pas avoir l’air fatigué)
Qatada a dit : « Il est recommandé pour le jeuneur de s’embaumer, jusqu’à que s’efface la poussière grise du jeune » (Ibn Rajab)

Le mois de Sha’bân est pour Ramadhân, ce que sont les « rawatib » (prières rattachées aux 5 obligatoires) pour les prières prescrites:

Ibn Rajab : « Le jeune de cha’ban est meilleur que le jeune des mois sacrés et le meilleur des jeunes surérogatoires (atatawou’) est celui qui est proche de ramadan avant et après, et son statut par rapport au jeune de ramadan est comme celui des « sunan arrawatib » avec les prières obligatoires avant et après. Tout comme les « sunan arrawatib » elles complètent la déficience(ou imperfection) des obligatoires (al-fara-id), il en est de même pour le jeune avant et après le ramadan, tout comme les « sunan arrawatib » sont plus méritoires que des prières surérogatoires « absolu » (atatawo’ al motlaq), et bien le jeune avant et après ramadan est meilleur que celui qui se situe loin de celui-ci. »

Quand arrêter de jeûner Sha’bân ?

Al-Boukhari (194) et Mouslim (1082) ont rapporté d’après Abou Hourayra (radhia-llahu anhu) que le Messager d’Allah (alayhi salat wa salam) a dit:
« Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ».

Al-Hafiz (rahimahullah) dit dans Fateh al-Bari: « on a déduit du hadith l’interdiction de jeûner le jour incertain puisque le Compagnon n’a pas exprimé une opinion personnelle ».

An-Nawawi ( rahimahullah ) a dit dans al-Madjmou’ (6/400) à propos du jeûne du jour incertain: « Si on le jeûne facultativement dans le cadre d’un jeûne continu ou d’un jeûne qui se fait un jour sur deux ou d’un jeûne qui vise un jour déterminé comme le lundi, si cela coïncide avec le jour incertain, il n’y a aucune divergence de vues au sein de nos condisciples qu’il est permis alors de le jeûner… Ceci s’atteste dans le hadith d’Abou Hourayra « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ». Si le jeûne du jour ne repose sur aucune justification particulière, il est alors interdit »

Cheikh Ibn Outhaymine a dit dans son commentaire du hadith: « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan » : « Il n’y a aucune divergence de vues au sein des ulémas sur la question de savoir si l’interdiction formulée dans ce hadith implique une prohibition ou une réprobation. L’avis juste est qu’il s’agit d’une prohibition. Ceci est surtout le cas quand le jour jeûné se trouve être celui dit « incertain ».
Voir Charh Riyadh Salihine, 3/394.
Source : Ansar al Haqq