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SAWS est l'abrégé de : Salla Allahou alayhi Wa Salam
"Allah et ses Anges prient sur le Prophète. O croyants, priez pour lui et louez-le."
( Sourate 33, verset 56 ).

Et d'aprés Al-Husayn, le Prophète ( Salla Allahou alayhi wa Salam ) a dit :
"L'égoîste, c'est celui qui ne prie pas sur moi quand mon nom est prononcé en sa présence.",
Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, an-Nassa'î.

Ja'far ibn abou Tâlib – ( les Compagnons du Prophète ) – islam à tous

Ja'far ibn abou Tâlib – ( les Compagnons du Prophète )

Ja’far ibn abou Tâlib

Sa conversion à l’islam

Son nom était Ja’far ibn Abû Tâlib ibn ‘Abd Al-Mutalib. Il était surnommé Abû Al-Masâkîn (le père des indigents) parce qu’il s’attachait passionnément aux nécessiteux et les prenait en pitié. Cousin du Prophète (pbAsl), Ja’far ibn Abû Tâlib fut parmi les premiers convertis à l’islam.

Son émigration en Abyssinie

Ja’far (qu’Allah soit satisfait de lui) et sa femme, Asmâ’ bint ‘Umays furent l’objet d’une persécution atroce infligée de la part des polythéistes. Sur ce, le Prophète (pbAsl) leur accorda l’autorisation d’émigrer en Abyssinie chez le Négus, avec les autres musulmans victimes du traitement injuste.

Quraych délégua ‘Amr ibn Al-‘As -avant son ralliement à l’islam- et ‘AbdAllâh ibn Abû Rabi’a au Négus et les chargea de cadeaux pour celui-ci ainsi que pour ses patriarches. Ces délégués eurent pour but d’obtenir le consentement du Négus à remettre les émigrants musulmans à Quraych. Ja’far occupa le point de mire au cours des pourparlers entretenus avec le Négus.

Oum Salama (qu’Allah soit satisfait d’elle) qui fit partie des émigrants, rapporta: « … Puis, le Négus nous invoqua à sa rencontre. Nous nous réunîmes avant d’y aller. Nous dîmes les uns aux autres: «Le roi va vous interroger sur votre religion. Exposez donc clairement ce à quoi vous croyiez et que Ja’far ibn Abû Tâlib soit exclusivement votre porte-parole». Nous allâmes ensuite voir le Négus qui était entouré de ses patriarches, endossant leurs soutanes, vêtus de leurs calottes et retenant leurs livres entre les mains. Nous trouvâmes chez lui aussi ‘Amr ibn Al-‘As et ‘Abd-Allâh ibn Abû Rabi’a. Quand nous prîmes place, le Négus nous adressa la parole, en disant: «Quelle est donc cette nouvelle religion que vous avez inventée, en abjurant celle de votre tribu, et sans toutefois que vous convertissez à la mienne ou à n’importe quelle autre religion bien connue?». Ja’far ibn Abû Tâlib s’approcha alors de lui et dit: «O roi! Nous étions des gens ignares: nous adorions les fétiches, nous magnions les bêtes crevées, nous commettions les turpitudes, nous nuisions à nos liens de famille, nous portions atteinte au voisinage, et le fort parmi nous n’hésitait jamais à fouler aux pieds le faible. Nous restions sur cet état jusqu’à ce qu’Allah nous a envoyés un Messager pris parmi nous. Nous connaissons sa lignée et nous sommes sûrs de sa sincérité, de son honnêteté et de sa dignité. Il nous appelle à vouer un culte exclusif à Allah l’Unique et à quitter les idoles de pierre que nous adorions avec nos ancêtres. Il nous exhorte à la franchise et nous avertit contre la trahison des dépôts. Il nous prêche aussi d’entretenir nos liens familiaux, de s’attacher au bon voisinage, de s’abstenir des grands péchés et d’arrêter les effusions du sang. Il nous enjoint de ne jamais commettre les turpitudes, ni de faire de faux témoignage, ni de s’accaparer des biens des orphelins, ni de lancer des accusations contre les femmes chastes. Il nous invite à adorer Allah, l’Unique sans jamais Lui donner d’associé, d’accomplir la prière (As-Salâ), de faire l’aumône légale (Az-Zakâ), de jeûner le mois de Ramadan (As-Siyâm). Nous lui avons donné foi, nous avons cru en lui et nous l’avons suivi en se conformant à ce qui lui a été révélé de la part d’Allah. Nous avons donc considéré comme licite ce qu’il nous l’a déclaré comme tel, et vice-versa.

Notre tribu, ô roi, s’était mise à nous agresser. Elle nous avait cruellement persécutés pour nous forcer à abjurer notre foi et nous faire retourner à l’adoration des fétiches. Après tant de traitements injustes, d’accablements et de contraintes pour nous séparer de notre religion. Nous avons, donc, décidé d’émigrer vers ton pays, nous vous avons donné la prédilection et nous avons désiré votre voisinage. Nous souhaitons donc que chez vous nous soyons à l’abri d’injustices nouvelles».

Le Négus dit alors à Ja’far ibn Abû Tâlib: «Vous avez quelque fragment de ce qu’Allah a révélé à ton prophète?». Ja’far répondit par l’affirmative et le Négus de lui en ordonner la lecture. Ja’far récita alors: «Kâf, Hâ, Yâ, ‘Ayn, Sâd. * C’est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie. * Lorsqu’il invoqua son Seigneur d’une invocation secrète, * et dit: « O mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s’est enflammée de cheveux blancs. (Cependant), je n’ai jamais été malheureux (déçu) en te priant, ô mon Seigneur». (19/1-4).

Ja’far ayant terminé une partie de la sourate, le Négus se mit à pleurer au point d’avoir mouiller sa barbe de ses larmes, tel fut aussi l’état de ses patriarches qui mouillèrent leurs livres des larmes de leurs yeux sous l’émotion qui les gagnait par les paroles d’Allah. Le Négus s’adressa alors à nous, en disant: «Certes, ce qu’a été révélé à votre Prophète et ce qu’a été révélé à Jésus, émanent de la même source de Lumière». Puis, il se tourna vers ‘Amr et son compagnon et leur dit: «Allez-vous-en! Par Dieu! Je ne les vous remettrai jamais».

‘Amr et Ja’far en face-à-face

Umm Salama poursuivit son récit et dit: « Quand nous sortîmes de chez le Négus, ‘Amr ibn Al-‘As se mit à nous menacer en disant à son compagnon: «Par Dieu! Je viendrai demain voir le roi et je lui raconterai ce que soulèvera sa colère contre eux et rendra son cœur plein de haine à leur détriment. Je l’inciterai à les exterminer jusqu’au bout». ‘Abd-Allâh ibn Abû Rabi’a lui répondit: «Ne le faites pas, ô ‘Amr. Ils sont nos parents, même s’ils se sont opposés à notre religion». – «Laissez-cela à part, dit ‘Amr, par Dieu! Je l’informerai de tout ce qui les mettra dans une situation périlleuse. Par Dieu! Je lui dirai qu’ils prétendaient que Jésus, fils de Marie n’est qu’un serviteur».

Au lendemain, ‘Amr vint trouver le Négus et lui dit: «O roi! Ceux-ci mêmes que vous avez hébergé et protégé, inventent des mensonges à l’encontre de Jésus fils de Marie. Veuillez les réunir pour les interroger sur ce qu’ils prétendent à son propos».

Ayons eu connaissance de ceci, nous fûmes extrêmement accablés et chagrinés. Les uns disent aux autres: «Qu’est-ce que vous direz au sujet de Jésus, fils de Marie si le roi vous pose la question à son sujet?». Nous répondîmes: «Par Allah! Nous ne dirons à son sujet que ce qu’Allah a révélé à son sujet. Nous ne trahirons d’un pouce ce que fut révélé à notre Prophète. Advienne que pourra». Nous nous mîmes d’accord pour laisser la parole à Ja’far ibn Abû Tâlib encore une fois.

Une fois chez le Négus, nous trouvâmes chez lui ses patriarches dans un état typiquement semblable à celui de la dernière fois. Nous y trouvâmes aussi ‘Amr ibn Al-‘As et son compagnon. Le Négus commença le premier à parler et nous dit: «Que dites-vous au sujet de Jésus, fils de Marie?».Ja’far répondit: «Nous disons à son sujet ce qu’a été révélé à notre Prophète Muhammad (pbAsl)». Le Négus demanda: «Et qu’est ce qu’il en dit?». – «Il dit qu’il est le serviteur d’Allah et de Son envoyé, Son esprit et Sa parole qu’Il a envoyé à la Vierge Marie». Dès que le Négus eut entendu les paroles de Ja’far, il tapa la terre de sa main, en disant: «Par Dieu! Il n’y a point de différence entre ce que le fils de Marie avait dit et ce qu’a été révélé à votre Prophète». Au grand scandale des patriarches, ils s’éloignèrent du Négus qui leur dit: «Même si vous vous éloignez de moi!». Puis, il se tourna vers les musulmans et leur dit: « Allez-vous-en vous êtes en sécurité! Quiconque vous adresse une parole obscène sera assujetti à une amende. Et quiconque vous agresse, sera puni. Par Dieu! Je préfère votre sécurité à la possession d’un mont d’or». Puis, il regarda ‘Amr et son compagnon et dit: «Rendez à ces deux hommes-là leurs cadeaux. Je n’en ai point besoin».

Umm Salama reprit: Consternés et déçus, ‘Amr et son compagnon partirent. Quant à nous, nous passâmes un séjour parfait chez le Négus qui fut le plus généreux des hommes.

Ja’far, en compagnie d’un nombre de ses amis, quitta l’Abyssinie en destination vers Médine en l’an sept de l’Hégire, à la suite du retour du Prophète (pbAsl) de la conquête du Khaybar. Le Prophète (pbAsl) se réjouit pleinement de l’arrivée de Ja’far.

Sa mort

Ja’far (Qu’Allah soit satisfait de lui) meurt en martyr lors de la bataille de Mû’ta avec Zayd ibn Thâbit et ‘Abd-Allâh ibn Rawâha. Le Prophète (pbAsl) fut tellement chagriné par cette nouvelle.

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