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SAWS est l'abrégé de : Salla Allahou alayhi Wa Salam
"Allah et ses Anges prient sur le Prophète. O croyants, priez pour lui et louez-le."
( Sourate 33, verset 56 ).

Et d'aprés Al-Husayn, le Prophète ( Salla Allahou alayhi wa Salam ) a dit :
"L'égoîste, c'est celui qui ne prie pas sur moi quand mon nom est prononcé en sa présence.",
Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, an-Nassa'î.

Maymoûna Bint Al-Hârith – ( les Compagnons du Prophète ) – islam à tous

Maymoûna Bint Al-Hârith – ( les Compagnons du Prophète )

Maymoûna Bint Al-Hârith

Son nom et sa généalogie

Maymoûna Bint Al-Hârith Ibn Hazn des Banû Hilâl.

La Mère des Croyants, Zaynab Bint Khuzaymah, était également sa demi-sœur. Parmi ses autres sœurs, il y avait Asmâ’ Bint ‘Umays, la femme de Ja’far Ibn Abî Tâlib, qui épousa plus tard Abû Bakr, et Salmâ Bint ‘Umays, la femme de Hamzah, le  » Lion d’Allah « . Ses sœurs germaines (issues du même père et de la même mère) étaient Lubâbah , Asmâ’, Salmâ et Salâmah. Ainsi Maymunah faisait-elle partie des  » Ahlul-Bayt « , ( » les gens de la maison « ), non seulement parce qu’elle était une épouse du Prophète mais également parce qu’elle était une de ses parentes.

Elle tua l’ennemi d’Allah, Abou LaHab

Une fois, Abû Lahab, l’ennemi d’Allâh et de son Messager, pénétra dans la maison de son frère, Al-‘Abbâs, et agressa son esclave, Abû Rafi, pour s’être converti à l’Islam. Abû Lahab le frappa et le fit tomber à terre, il s’agenouilla sur lui, puis continua à le frapper. Umm Al-Fadl saisit un bâton et le fracassa sur la tête d’Abû Lahab disant : « Vas-tu le maltraiter parce que son maître est absent ? ». Il fut empli de honte et mourut une semaine plus tard.

Son mariage avec le Prophète

Maymoûna, ou Burrah de son prénom de naissance, était désireuse d’épouser le Prophète . Elle alla trouver sa sœur Umm Al-Fadl pour lui en parler et celle-ci, à son tour, en parla à son mari, Al-‘Abbâs. Al ‘Abbas alla directement trouver le Prophète avec l’offre de mariage de Maymoûna et sa proposition fut acceptée. Quand la bonne nouvelle lui parvint, elle était sur un chameau. Elle descendit immédiatement et dit : « Le chameau et ce qu’il porte sont pour le Messager d’Allah ». Ils se marièrent durant le mois de Shawwâl de l’an 7 après l’Hégire, juste après que les musulmans de Médine aient obtenu la permission de visiter la Mecque sous les conditions du traité d’Al-Hudaybiyah, afin d’effectuer la ‘umrah (le petit pélerinage). A ce propos, Allah fit descendre ce verset : {…Ainsi que toute femme croyante qui se serait donnée au Prophète pourvu que le Prophète ait voulu l’épouser. Ceci est un privilège qui t’es accordé, à l’exclusion des autres croyants}. (33/50)

L’Imâm Ibn Al-Athîr penche pour l’opinion selon laquelle Al-‘Abbâs Ibn ‘Abd Al-Muttalib proposa au Prophète d’épouser Maymoûna suite à son veuvage contrairement à ceux qui soutiennent que c’est elle qui lui avait proposé sa main.

Elle épousa le Prophète en l’an 7 après l’Hégire, alors que le Prophète avait soixante ans et qu’elle en avait trente-six. Elle était la veuve d’Abû Ruhm Ibn ‘Abd Al-‘Uzzâ. Sa sœur, Umm Al-Fadl Lubâbah, était la mère de ‘Abdullâh Ibn ‘Abbâs, le cousin du Prophète et un des ses plus sages compagnons. Umm Al-Fadl faisait partie des premiers Compagnons du Prophète. On dit qu’elle fut la première femme à embrasser l’islam après Khadîjah.

Le Prophète lui donna le nom Maymoûna qui signifie bénie. Elle vécut pendant trois ans avec le Prophète jusqu’à sa mort. Elle était de très bonne nature et s’entendait bien avec tout le monde, et aucune querelle ou mésentente avec les autres femmes du Prophète ne fut relatée à son sujet.

Les éloges à son sujet

‘Âicha dit à son sujet : « Parmi nous, elle était celle qui craignait le plus Allâh et elle faisait le maximum pour maintenir les liens de parenté ».

Lors de la maladie de mort du Prophète

Ce fut dans sa chambre que le Prophète commença à sentir les effets de sa maladie finale. Il demanda ensuite la permission à ses femmes de rester dans la chambre de ‘Âicha pendant cette période.

Sa vie après la mort du Prophète

Maymoûna continua à vivre à Médine pendant quatorze autres années. Elle mourut à l’âge de quatre-vingts ans, en 51 après l’Hégire, étant la dernière épouse du Prophète à décéder. Elle demanda à être enterrée à l’endroit où elle avait épousé le Prophète , à Saraf, et sa requête fut entendue.

On rapporte qu’à ses funérailles, Ibn ‘Abbâs dit : « Ce fut la femme du Messager d’Allah alors, lorsque que vous la soulèverez, ne la secouez pas et ne soyez pas trop brutaux, mais soyez doux ».

Il est également rapporté par Ibn ‘Abbâs qu’il fut une nuit l’invité de Maymoûna – qui était sa tante – et du Prophète . Ils dormirent sur leur couche dans le sens de la longueur, et lui dormit au bout, en travers. Après qu’ils aient tous dormi un moment, le Prophète se leva pour accomplir la prière du tahajjud (prière nocturne surérogatoire) et Ibn ‘Abbâs se joignit à lui. Ils firent tous deux leurs ablutions et la prière de onze rak’ât, puis se couchèrent à nouveau jusqu’à l’aube. Bilâl fit l’appel à la prière et le Prophète fit deux autres rak’ât courtes avant de se rendre à la mosquée pour guider la prière de l’aube.

Ibn ‘Abbâs dit qu’une des invocations que le Prophète fit durant cette nuit fut : « Ô Allah, introduit la lumière dans mon cœur, ma langue, mon ouïe, ma vue, derrière moi, devant moi, à ma droite, à ma gauche, au dessus et en dessous de moi ; introduit la lumière dans mes tendons, ma chair, mon sang, mes cheveux et ma peau ; introduit la lumière dans mon âme et rend la lumière abondante pour moi ; accorde moi la lumière ».

Il est communément reconnu que ce fut après le mariage du Prophète avec Maymoûna, ce qui lui faisait neuf femmes (‘Âicha, Sawdah, Umm Habîbah, Hafsah, Umm Salamah, Zaynab Bint Jahsh, Juwayriyyah, Safiyyah et Maymoûna), que le verset suivant fut révélé : {Il ne t’est plus permis de changer d’épouses ni de prendre d’autres femmes, en dehors de tes esclaves même si tu es charmé par la beauté de certaines d’entre elles. Dieu voit parfaitement toutes choses.} (33/52)

Après cela, le Prophète ne se maria plus jamais. Cependant, lorsqu’un souverain chrétien, ou le Muqawqis d’Egypte lui envoya deux femmes esclaves qui étaient sœurs en guise de cadeau (en réponse à une lettre du Prophète les invitant à embrasser l’Islam), accompagnées d’un beau vêtement et de quelques médicaments, le Prophète accepta une des deux filles, Maria, dans son foyer : il donna sa sœur Serene à un homme qu’il souhaitait honorer, à savoir Hassân Ibn Thâbit. Il accepta le vêtement, et renvoya les médicaments avec le message :  » Ma sunnah est mon médicament !  » Ceci eut lieu en l’an 7 après l’Hégire.

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