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SAWS est l'abrégé de : Salla Allahou alayhi Wa Salam
"Allah et ses Anges prient sur le Prophète. O croyants, priez pour lui et louez-le."
( Sourate 33, verset 56 ).

Et d'aprés Al-Husayn, le Prophète ( Salla Allahou alayhi wa Salam ) a dit :
"L'égoîste, c'est celui qui ne prie pas sur moi quand mon nom est prononcé en sa présence.",
Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, an-Nassa'î.

Safiyya bint Houyay – ( les Compagnons du Prophète ) – islam à tous

Safiyya bint Houyay – ( les Compagnons du Prophète )

Safiyya bint Houyay

Son nom et sa généalogie

Elle s’appelle Safiyya bint Houyay Ibn Akhtab Ibn Sa’yah Ibn Tha’labah Ibn ‘Ubayd Ibn Ka’b Ibn Al-Khazraj Ibn Abî Habîb Ibn An-Nadîr Ibn An-Nahâm – on dit aussi Ibn Nâkhûm, ou encore Yankhûm, ou enfin Nakhûm. Ils descendaient des enfants d’Israël de la lignée de Lévi fils de Jacob puis de Hârûn (Aaron) le frère de Moïse. Sa mère s’appelle Burrah bint Samuel. Elle fut l’épouse de Mishkam le juif puis de Khalaf.

Sa conversion et son mariage avec le Prophète

Safiyya bint Houyayy épousa le Prophète Mouhammad en l’an 7 de l’Hégire. Elle avait alors dix sept ans et lui soixante. Son mariage, comme pour Juwayriyya bint Al-Hârith, eut lieu après une grande bataille de l’Islam, en l’occurrence celle de Khaybar.

Bilâl faisait partie de cette expédition. A la fin du combat, il présenta deux femmes au Prophète. Sur leur chemin, lui et ses deux prisonnières avaient dû traverser le champ de bataille et passer près des guerriers tués pendant le combat. L’une des femmes hurlait et se couvrait le visage de poussière alors que l’autre était muette d’effroi.

La deuxième femme n’était autre que Safiyya, la fille de Houyayy Ibn Akhtab, le chef des Banû An-Nadîr qui avaient été expulsés de Médine en l’an 4 de l’Hégire pour avoir comploté contre le Prophète (ils avaient projeté de le tuer en laissant tomber une pierre sur sa tête alors qu’il discutait avec leurs chefs). Par ailleurs, Safiyya était une descendante de Hâroun , le frère du Prophète Moise . La femme bruyante qui l’accompagnait était sa cousine.

Le Prophète Mouhammad demanda à ce que l’on s’occupe de la cousine et plaça la cape qu’il portait sur les épaules de Safiyya dont l’époux venait d’être tué pendant la bataille. C’était un simple geste de compassion, mais à partir de ce moment-là, elle fut honorée et tenue en haute estime par la communauté musulmane. Le Prophète se tourna ensuite vers Bilâl et lui dit : « Bilâl, est-ce qu’Allah a enlevé toute pitié de ton cœur pour que tu fasses passer ces femmes à l’endroit même où leurs hommes ont été tués ? » A en juger les rares critiques que le Messager d’Allah émettait sur le comportement de ceux qui le servaient, il s’agissait là d’une sévère réprimande. Anas Ibn Mâlik racontait : « J’ai servi le Messager d’Allah pendant huit ans. Pas une seule fois il ne m’a fait de reproche sur ce que j’avais fait ou ce que je n’avais pas fait ».

Tout comme Umm Habîbah, Safiyya était la fille d’un grand chef. Seul le Prophète pouvait empêcher qu’elle passe d’un haut rang à celui d’esclave. Bien que son père ait planifié l’assassinat de Mouhammad après la bataille de Ouhoud et qu’il ait comploté avec les Banû Quraydhah l’extermination de tous les Musulmans pendant la bataille du Fossé, le Prophète Mouhammad ne nourrissait aucun sentiment d’inimité. Pour ceux qui déviaient, il ressentait de la pitié plutôt que de la colère et pour les innocents, il éprouvait davantage de compassion.

Safiyya accepta immédiatement l’invitation à l’Islam du Prophète Mouhammad . Une fois affranchie, il l’épousa. Certains peuvent se demander comment Safiyya put accepter l’Islam et épouser le Prophète alors que son père avait été un ennemi acharné et que le sang avait abondamment coulé entre Juifs et Musulmans. On peut trouver des éléments de réponse dans ce que Safiyya relatait de sa jeunesse en tant que fille du chef des Banû An-Nadîr.

Elle disait : « J’étais la favorite de mon père et de mon oncle Yâsir. Chaque dois que j’étais en compagnie de l’un de leurs enfants, ils me portaient dans leurs bras. Quand le Messager d’Allah arriva à Médine, mon père et mon oncle allèrent le voir. C’était très tôt le matin, entre l’aube et le lever du soleil. Ils revinrent bien plus tard. Ils étaient complètement usés et déprimés, et rentraient d’un pas lourd et lent. Je leur souris comme toujours, mais ni l’un ni l’autre ne fit attention à moi parce qu’ils étaient si misérables. J’ai entendu Abû Yâsir demander à mon père :
 » – Est-ce lui ?
– Oui c’est bien lui.
– L’as-tu reconnu ? En es-tu sûr ?
– Oh oui ! Je ne l’ai que trop bien reconnu.
– Qu’éprouves-tu à son égard ?
– De l’hostilité ! De l’hostilité à jamais ».

Cette conversation fait évidemment référence à la Torah des Juifs. Elle prédisait la venue d’un Prophète qui allait mener ceux qui le suivraient à la victoire. Avant l’arrivée du Prophète Mouhammad à Médine, les Juifs avaient pour habitude de menacer les adorateurs d’idoles de Yathrib à la venue du Messie. Avec lui, ils prétendaient exterminer les tribus qui refusaient de croire en Dieu. Le Prophète Jésus avait été clairement décrit dans la Torah sans pour autant être accepté par les Juifs quand il vint à eux. De même, la Torah décrivait clairement le dernier Prophète de sorte que les Juifs puissent le reconnaître aisément. Ainsi Ka’b Al-Ahbâr, l’un des Juifs de l’époque qui avait embrassé l’Islam racontait que ce Prophète était décrit dans la Torah en ces termes :

« Mon serviteur, Ahmad, l’Elu, naîtra à la Mecque puis émigrera vers Médine (ou Tayyibah – une des autres appellations de Yathrib). Sa communauté sera celle qui louera Allah à tout moment ».

‘Amr Ibn Al-‘Âs rapportait qu’on peut lire aussi dans la Torah : « O Prophète, Nous t’avons envoyé afin que tu témoignes, que tu apportes la bonne nouvelle, que tu mettes en garde et que tu sois un refuge pour les illettrés. Tu es Mon serviteur et Mon messager. J’ai fait de toi un soutien pour les gens. Tu n’es ni grossier ni vulgaire, tu ne colportes pas les commérages, tu ne réponds pas au mal par le mal, tu absous plutôt et pardonnes. Allah ne le rappellera à Lui avant d’avoir redréssé la communauté déviante. Ce jour-là, elle dira : « Il n’y a d’autre dieu que Lui ». Avec lui, les aveugles verront, les sourds entendront et les cœurs scellés s’ouvriront ».

Ces passages de la Torah ont convaincu le plus érudit des rabbins juifs, ‘Abdullah Ibn Salâm d’embrasser l’Islam lorsqu’il vit Mouhammad . Ce sont également ces détails qui avaient permis à Houyayy Ibn Akhtab de le reconnaître. Toutefois, Houyayy comme la majorité des Juifs était profondément déçu que le dernier Prophète – soit un descendant d’Isma’il et non d’Ishâq (à savoir les deux fils du Prophète Ibrâhîm, que la paix soit sur eux). Ils proclamaient être les descendants exclusifs d’Ishâq, par son fils, Ya’qâb (connu également sous le nom d’Israël), qui eut douze fils donnant les douze tribus d’Israël.

Au-delà du refus de l’origine du dernier Prophète, Houyayy n’appréciait pas l’idée de perdre son emprise et son pouvoir sur son peuple. C’est pourquoi il était déterminé à secrètement lutter contre le Prophète Mouhammad . Lui et les autres chefs juifs concluaient, en effet, des traités de paix avec les Musulmans et se hâtaient de les rompre aussitôt que cela leur semblait favorable de le faire.

Malgré sa parenté avec Houyayy, Safiyya avait un cœur pur. Elle avait toujours souhaité adorer son Créateur et Seigneur, Celui qui avait envoyé Moise, Jésus, et enfin Mouhammad (que la paix soit sur eux tous). Ainsi, saisit-elle immédiatement l’occasion de suivre le dernier Prophète et de l’épouser. Safiyya avait certes trouvé en Mouhammad le plus doux et le plus prévenant des époux, sans pour autant être bien acceptée par ses autres épouses, particulièrement à son arrivée. Anas rapporta qu’un jour le Prophète trouva Safiyya en train de pleurer. Quand il l’interrogea sur la cause de ses larmes, elle répondit qu’elle avait entendu Hafsah la décrire de façon peu flatteuse comme  » une fille de Juif « .

Le Prophète rétorqua : « Tu es assurément la fille d’un Prophète (Hâroun), la nièce d’un Prophète (Moise), et l’épouse d’un Prophète (Mouhammad). Y-a-t-il là de quoi être méprisant à ton égard ?  » Il dit ensuite à Hafsah :  » Ô Hafsah, crains Dieu ! « 

Un jour, le Prophète voyageait en compagnie de Safiyya et de Zaynab bint Jahsh. Le chameau de Safiyya se blessa. Zaynab ayant un chameau supplémentaire, le Prophète lui demanda de le donner à Safiyya . Zaynab répondit : « Devrais-je donner à cette Juive »? De colère, le Prophète se détourna d’elle pendant deux ou trois mois afin de lui exprimer son désaccord.

Son comportement durant la maladie de mort du Prophète

Quelques trois années plus tard, quand Mouhammad arrivait au terme de sa vie, Safiyya compatissait profondément et sincèrement :  » Ô Messager d’Allah, si seulement je pouvais souffrir à ta place.  » Certaines de ses épouses la prirent à la légère ce qui agaça le Prophète. Il s’exclama : « Par Allah, elle dit vrai ! »

Sa vie après la mort du Prophète

Même après la mort du Prophète , elle connut de moments difficiles. Une de ses esclaves alla trouver le Commandeur des Croyants Omar pour lui dire :  » Ô Commandeur des Croyants ! Safiyya aime le shabbat et elle conserve des liens avec les Juifs !  » Omar s’en enquit auprès de Safiyya qui lui répondit : « Je n’aime plus le shabbat depuis qu’Allah l’a remplacé par le vendredi. Les seuls contacts que j’aie conservés avec les Juifs sont ceux de ma famille. » Elle interrogea sa servante pour savoir ce qui l’avait poussée à mentir à Omar. Elle répondit : « C’est le diable » Alors Safiyya l’affranchit.

Sa mort

Safiyya vécut avec le Prophète pendant environ quatre ans. Elle n’avait que vingt et un ans quand le Prophète mourut. Elle resta veuve les trente neuf années qui suivirent. Elle décéda à son tour en l’an 50 de l’Hégire (selon une autre opinion, elle décéda en 36 A.H.) à l’âge de soixante ans – puisse Dieu être satisfait d’elle.

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