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SAWS est l'abrégé de : Salla Allahou alayhi Wa Salam
"Allah et ses Anges prient sur le Prophète. O croyants, priez pour lui et louez-le."
( Sourate 33, verset 56 ).

Et d'aprés Al-Husayn, le Prophète ( Salla Allahou alayhi wa Salam ) a dit :
"L'égoîste, c'est celui qui ne prie pas sur moi quand mon nom est prononcé en sa présence.",
Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, an-Nassa'î.

Travail et port du hijab : Quelles solutions ?

Travail et port du hijab : Quelles solutions ?

Changedecarriere.com en collaboration avec ajib.fr lance une série d’articles sur la place de l’Islam dans le monde du travail, nous aborderons chaque semaine un thème, que ce soit le port du hijab, l’expatriation, la pratique de la prière ou la mixité dans le monde du travail.

Après avoir traité de l’expatriation dans le golfe, notre deuxième article traitera du port du hijab au travail. Comment concilier la religion et la nécessité de travailler ?

Quelles solutions s’offrent à nos sœurs ?

Abdelillah Talbioui, fondateur de changedecarriere.com nous dé-voile des pistes de réflexion…

Il ne faut pas se voiler la face ! Il est difficile pour nos sœurs de concilier travail et pratique de la religion en France, mais pas impossible… Vous connaissez le dicton : « Impossible n’est pas français ! ». Donc, comment faire, de manière pragmatique pour que nos sœurs puissent travailler sans que le voile ne tombe ?

Tout d’abord, la victoire vous est promise et quelle plus belle preuve que celle du Coran ?

« Et quiconque prend pour alliés Allah, Son messager et les croyants, réussira car c’est le parti d’Allah qui sera victorieux » [Sourate Al-ma’idah 5:56].

Donc, message à nos sœurs, soyez patientes et persuadées… si vous ressentez une forte résistance face à vos convictions, c’est que la victoire est proche, l’Histoire n’est qu’une suite de répétitions !

Mais concrètement, et en attendant la victoire certaine, il ne faut surtout pas tomber dans la fatalité et croiser les bras ! Il faut faire les causes et trouver des solutions pour minimiser l’impact du milieu professionnel sur sa pratique religieuse dès aujourd’hui !

Avant de vous proposer les différentes pistes de réflexion à explorer, je souhaitais mettre en avant cette belle initiative lancée par « Akhawat Business » et j’invite toutes nos sœurs à participer à leur évènement :

« Le dimanche 20 septembre 2015 Akhawate Business, association qui promeut l’entreprenariat féminin selon l’éthique musulmane, vous déroule le tapis rouge pour sa journée “Célébrons les entrepreneuses” à la Cartonnerie, un lieu de charme niché dans le 11ème arrondissement de Paris. Cet événement se veut être un hommage, une célébration de ces femmes épatantes qui ont décidé de créer leur entreprise et de mettre l’éthique, le professionnalisme et la passion au cœur de leur business. ».

Voici maintenant les 5 pistes de réflexion pour vous aider dans vos démarches, à vous de voir celle qui vous parait la plus adaptée à votre situation !

1) Des entreprises qui acceptent le voile voient-le jour !

Très souvent, ces entreprises sont détenues par des musulmans ou situées dans un milieu à forte concentration musulmane. Je parle ici des commerces de proximité, de la restauration, du prêt-à-porter, des startup muslim-friendly, des écoles musulmanes. Ces commerces et institutions sont en forte progression, et sont la résultante d’un besoin d’entreprendre de la communauté musulmane confrontée soit à la discrimination à l’embauche soit à un besoin d’inculquer des valeurs islamiques à leurs enfants. Une économie musulmane voit le jour aujourd’hui et permet à beaucoup de sœurs de pouvoir en bénéficier, chose qui n’était pas encore forcément le cas il y’a une dizaine d’années. Il faut voir dans cette difficulté une formidable opportunité ! Personne n’est jamais aussi productif que lorsqu’il est dos au mur. Jamais il n’y a eu autant d’initiatives, de créateurs d’entreprises, de talents qui s’expriment, que depuis que la situation sociale n’offre pas d’autre choix aux musulmans que de s’unir pour créer de la valeur. Le temps où les musulmans étaient cantonnés à s’identifier à tel comique ou à tel sportif est révolu. Les musulmans l’ont bien compris et prennent de plus en plus conscience de leur potentiel.

Qu’Allah facilite à tous nos entrepreneurs musulmans et qu’Il leur accorde la pleine réussite fi dounia wal akhira ! Amine !

2) Des métiers qui ne dé-voilent pas tout votre potentiel.

Souvent, les métiers qui demandent une certaine interaction commerciale ne prennent pas le risque d’embaucher des sœurs voilées. Ainsi beaucoup de sœurs choisissent la solution du travail à domicile ou du télétravail. Les centres d’appel sont un exemple parmi d’autres des métiers de repli des sœurs qui ont fait le choix de ne pas faire de concession sur le port du voile. Souvent diplômées et faisant preuve de beaucoup de qualités relationnelles, leur potentiel est dans bien des cas sous-exploité. D’autres exemples de réorientation choisis sont la garde d’enfants, l’aide aux devoirs ou tout ce qui a attrait à la petite enfance ou au paramédical. Il demeure parfois des exceptions qui arrivent à imposer leur hijab au travail et dans leur domaine mais elles restent encore très minoritaires.

3) Travail à temps partiel c’est possible, musulman à temps partiel, sûrement pas !

Rien de plus déchirant pour une sœur voilée que d’arriver sur le pas de l’école ou de son travail et de devoir retirer son hijab au vu et au su de tous. Il faut être ferme et clair, une musulmane l’est à tous les moments de sa vie, elle ne s’arrête pas de l’être lorsqu’elle travaille ou étudie, bien au contraire. Heureusement, pour les sœurs qui étudient, de plus en plus de solutions s’offrent à elles, notamment l’émergence d’écoles musulmanes. Pour celles qui sont dans l’obligation professionnelle de retirer leurs hijabs, je leur dirais de patienter mais de ne pas tomber dans une forme de fatalité par facilité. Si cela est possible, il faudra envisager une reconversion professionnelle progressive sans se mettre dans la difficulté ou commencer une activité d’entrepreneuriat en parallèle en y mettant de la détermination. Pour vous aider vous pourrez lire mon article sur les 4 piliers du changement de carrière et le TOP 5 des croyances limitantes pour changer de carrière. Passez à l’action, soyez actrices de votre changement !

4) Je crée mon job avec mon voile ! Voilà tout !

Vous avez certainement entendu parler des termes muslimpreneurs, mampreneurs,… qui sont des nouveaux concepts qui permettent d’allier activité rémunératrice, vie de famille, port du hijab et gestion de la mixité. Le monde numérique est en telle expansion et offre tant de flexibilité que c’est une des solutions privilégiées par beaucoup de sœurs. Biensûr cela ne s’apparentera plus à du salariat et vos revenus risquent de fluctuer d’un mois à l’autre, mais n‘est-ce pas là l’essence même du commerce, s’en remettre à Allah chaque jour pour que votre business vous apporte votre subsistance? Je reste persuadé que si vous faites les causes et que votre intension sincère est d’allier vie de famille, vie professionnelle et religion, la Baraka emplira ce que vous entreprendrez. Vous pouvez télécharger mon guide gratuit sur les 7 étapes clés du succès pour vous motiver à passer à l’action !

5) Je mets les voiles pour mettre le voile !

L’expatriation oui, mais avec un mahram ! Si vous avez décidé de vous expatrier dans un pays où le port du voile est accepté, que ce soit avec votre mari ou un membre de votre de famille qui entre la catégorie des mahram, alors vous aurez la possibilité de travailler dans le domaine que vous souhaitez si vous en avez les compétences. Il est dommage que nos sœurs diplômées ne puissent mettre en pratique leurs connaissances dans le monde du travail en France à cause de leurs exigences religieuses, et souvent malheureusement, le voile tombe… qu’Allah leur facilite ainsi qu’à toutes nos sœurs qui luttent pour allier travail et religion ! Amine!

Souvent le monde du travail en France veut du travailleur mais pas du musulman. C’est ce rapport schizophrénique auquel fait face la population musulmane tous les jours dans le monde professionnel. Exprimer sa religiosité, mais en cachette, pour que l’employeur soit toujours content du travailleur sans ressentir son appartenance religieuse. Il est grand temps de comprendre que le musulman et le travailleur ne forment qu’une seule et même personne indissociable.

J’espère que cet article vous aura été utile et que vous saurez en tirer profit, merci de le partager avec le plus grand nombre. N’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires pour faire part de vos solutions ou de vos expériences et ainsi en faire profiter le plus grand nombre!

Quant à moi je vous donne rendez-vous dans une semaine pour traiter de la prière dans le monde du travail.

Qu’Allah facilite à nos frères et sœurs dans tout ce qu’ils entreprennent dans la voie droite ! Allahomma amine ! A la semaine prochaine prochaine inchaAllah!

Hijab


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Le terme hijab ( arabe : حِجَاب, hijâb) veut dire « tout voile placé devant un être ou un objet pour le soustraire à la vue ou l’isoler ». Il désigne plus particulièrement en Occident le voile qu’un nombre non négligeable de femmes musulmanes portent, couvrant la tête et laissant le visage découvert. Il est aussi appelé « voile islamique ».

Le voile islamique


Le voile islamique

Le voile apparaît plusieurs fois dans la Bible, ce qui prouve que le voile existait déjà avant l’avénement de l’Islam.

Bible, Genèse, chapitre 29, verset 25 (traduction Louis Segond) :

25. Le lendemain matin, voilà que c’était Léa. Alors Jacob dit à Laban : Qu’est-ce que tu m’as fait ? N’est-ce pas pour Rachel que j’ai servi chez toi ? Pourquoi m’as-tu trompé ?

Pour Odon Vallet, ce passage montre que Jacob n’a pu reconnaître la femme qui lui était donnée car son visage était voilé.

Bible, Nouveau Testament, Première épître de Paul aux Corinthiens, chapitre 11, verset 17 (traduction Louis Segond) :

7. L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme.
8. En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ;
9. et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme.
10. C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend.
11. Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme.
12. Car, de même que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme existe par la femme, et tout vient de Dieu.
13. Jugez-en vous-mêmes : est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être voilée ?
14. La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux,
15. mais que c’est une gloire pour la femme d’en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile ?

D’autre part, d’après Odon Vallet, l’obligation de porter le voile pour les filles d’hommes libres et l’interdiction de la porter pour les prostituées est présente dans des lois assyriennes attribuées à Teglath-Phalasar 1er (v. 1000 avant Jésus-Christ).

Sources principales : Odon Vallet, dans un article pour le magazine Le monde des religions n°13, septembre-octobre 2005.

Les différents types de voiles islamiques

Il existe beaucoup de sortes de voiles en fonctions des pays, des traditions, etc.
En voici quelques-uns :

Le Hijab, est le voile qui couvre les cheveux. On le trouve entre autre dans les pays du Maghreb.

Le tchador couvre tout le corps, de la tête aux pieds. Il cache également le visage, la vue ne se fait que part une sorte de grille devant les yeux.

Le Niqab, est un voile léger, posé sur le nez, qui ne dissimule que la partie inférieure du visage.

Ce que dit le Coran sur le voile islamique

Aujourd’hui, la position des religieux sur le port du voile pour toutes les femmes musulmanes n’est pas figée. Le débat porte sur deux points. D’une part il s’agit de savoir qui précisément cette phrase désigne, et d’autre part s’il s’agit d’un conseil ou d’une obligation.

Coran, Sourate 33 :

Traduction de Kasimirski :

57. 0 Prophète ! prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants d’abaisser un voile sur leur visage. Il sera la marque de leur vertu et un frein contre les propos des hommes. Dieu est indulgent et miséricordieux.

Traduction de Jacques Berque :

59. Prophète, Dis à tes épouses, à tes filles, aux femmes des croyants de revêtir leur mantes : sûr moyen d’être reconnues (pour des dames) et d’échapper à toute offense
– Dieu est Tout indulgence, Miséricordieux.

Jacques Berque ajoute cette note : Le port du voile distingue la femme libre (hurra), des femmes de condition inférieure. Plusieurs façons de porter le voile sont indiquées par Tabarî, t. XXII, p. 33, l. 7 sq. On a suivi pour yudnina l’interprétation minimale de Tâhir b. `Ashûr, « revêtent », qui se fonde sur un emploi de Bashshâr. Selon une autre interprétation, plus restrictive, et que pourrait autoriser le min, il faudrait comprendre : « Elles tiennent serré sur elles un pan de leur mante » ce qui semble à Ibn Khatir et à ses successeurs rigoristes imposer que soit couvert le visage. Linguistiquement, julbâb, « mante, cape », se distingue de khimâr, XXIV, 31, « fichu couvrant la tête ».

Hamza Boubakeur utilise dans sa traduction : « ramenez leur voile sur elles ».

Coran, Sourate 24 :

Traduction de Kasimirski :

31.Commande aux femmes qui croient de baisser leurs yeux et d’êtrechastes, de ne découvrir de leurs ornements que ce qui est en évidence,de couvrir leurs seins de voile, de ne faire voir leurs ornements qu’àleurs maris ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, à leurs filsou aux fils de leurs maris, à leurs frères ou aux fils de frères, auxfils de leurs sœurs, ou aux femmes de ceux-ci, ou à leurs esclavesacquêts de leurs mains droites, ou aux domestiques mâles qui n’ontpoint besoin de femmes, ou aux enfants qui ne distinguent pas encoreles parties sexuelles d’une femme. Que les femmes n’agitent point lespieds de manière à faire voir les ornements cachés. Tournez vos cœursvers Dieu, afin que vous soyez heureux.

Traduction de Jacques Berque :

31. Dis aux croyantes de baisser les yeux et de contenir leur sexe ; de ne pas faire montre de leurs agréments, sauf ce qui en émerge, de rabattre leur fichu sur les échancrures de leurs vêtements. Elles ne laisseront voir leurs agréments qu’à leur mari, à leurs enfants, à leurs pères, beaux-pères, fils, beaux-fils, neveux de frères et de soeurs, aux femmes (de leur communauté), à leurs captives, à leurs dépendants hommes incapables de l’acte, ou garçons encore ignorant de l’intimité des femmes. Qu’elles ne piaffent pas pour révéler ce qu’elles cachent de leurs agréments.

Jacques Berque ajoute cette note : « Leurs agréments » : le mot est à entendre non seulement des parures mais des appas corporels. On a renoncé à traduire une suite de 25 pronoms au féminin pluriel. A qui note dans le Coran le caractère personnaliste de ce pronom affixe, la répétition s’avère significative. Le législateur parait ici soucieux de ménager à la femme ce qui fait partie de sa personnalité, en évitant seulement l’exhibition provocante. Si cela est vrai, on est loin des interprétations extensives de la coutume juridique.

Sur les femmes âgées :

Coran, Sourate 24 (traduction de Kasimirski) :

59. Les femmes qui n’enfantent plus, et qui n’espèrent plus pouvoir se marier, peuvent, sans inconvénient, ôter leurs vêtements, sans cependant montrer leurs ornements ; mais si elles s’en abstiennent, cela vaudra mieux. Dieu entend et sait tout.

Le cas de la France

La France et la loi du 15 mars 2004

Après une importante consultation menée par Bernard Stasi, le 15 mars 2004, la France a voté une loi interdisant tout port de signe religieux dans les écoles, collèges et lycées. (voir le texte de loi)

Auparavant, aucune loi ne fixait de cadre aussi rigide, il existait seulement une jurisprudence du Conseil d’Etat. Mais rien n’empêchait un chef d’établissement de laisser entrer des élèves voilées. La « loi du 15 mars » ne permet plus cette souplesse.

Les positions des institutions musulmanes de France

(voir la page des institutions musulmanes)

Le Conseil Français du Culte Musulman CFCM ne s’est pas prononcé clairement sur la loi du 15 mars 2004 ni sur l’interprétation qu’il faut faire des versets du Coran. Une commission devrait être créée pour répondre à la question de l’interprétation du Coran.

La Grande Mosquée de Paris GMP, ainsi que le Comité de coordination des musulmans turcs de France CCMTF et la Fédération française des Associations islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles FFAIACA ont demandé aux élèves de retirer leur voile ostensible.

L’Union des Organisations Islamiques de France UOIF était d’abord favorable à la loi (fin 2003) mais a finalement écrit une lettre aux musulmans de France les invitant à se présenter à l’école dans la tenue de leur choix, Fouad Alaoui qualifiant cette loi d’inopportune.